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MELILOTUS OFFICINALIS - Dr Jean-Michel Alexis (Janvier 2000)
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Le
Mélilot ou trèfle de cheval est une Légumineuse.

Description Plante bisannuelle très commune en France, atteignant 80 cm de haut. Les feuilles sont petites, trifoliées. Les fleurs, également petites, de type Papilionacées, jaunes, sont réunies en grappes. Le fruit est ovoïde.
Habitat : Europe, bordure des chemins, haies.
Partie utilisée La partie aérienne fleurie.
Composition - flavonoïdes
- un hétéroside, le mélilotoside libérant du glucose et de l’acide coumarinique transformé aussitôt en coumarine.

Psychisme

  • Illusion qu’il va être arrêté (1-10)
  • Illusion que chacun est possédé par un démon (1-RU)
  • Illusion qu’il est condamné (1-23)
  • Illusion qu’il est loin de chez lui (1-22)
  • Illusion que tout le monde le regarde (1- 2)
  • Illusion qu’il est poursuivi par des ennemis (1-30)
  • Illusion qu’il est poursuivi par la police (1-10)

Tous ces symptômes semblent bien décrire un sentiment de culpabilité, de méfiance qui engendre une dynamique de peur et de fuite :

  • Peur d’un danger imminent (1-11), peur des gens (1-70)
  • Peur de la pauvreté (1-16)
  • Peur de parler à haute voix, comme si parler fort allait le tuer (1-RU)
  • Se cache (1-18), se cache et s’enfuie (1-RU)
  • Tente de fuir (1-59). Veut rentrer chez lui (1-35)
  • Soupçonneux, timide
  • Impulsion soudaine à se tuer (1-9)

Un autre volet de symptômes décrit une certaine confusion mentale ou peut conduire à la mélancolie :

  • Fait des erreurs dans le travail (1-9)
  • Omet des lettres (1-15), des mots (1-14) en écrivant
  • Stupeur, prostration
  • Ne reconnaît pas sa propre maison (1-4)
  • Ne reconnaît pas ses parents (1-28)
  • Travail mental impossible, discours monosyllabiques (1-7)
  • Confusion, oublieux
  • Délire pendant les céphalées (2-16), délire loquace (1-33), peut aller jusqu’à la folie, mange des seulement des déchets (1-RU)
  • Mélancolie religieuse (2-21). Morose
  • Nostalgique (1-51), pleurnicheur, triste, peut s’exprimer par de violentes colères (2-70)
  • Pleure sans raison (1-35)
  • Anxiété pendant la toux (1-12)

Tête

  • Congestion avec épistaxis (1-11), avant les règles (2-16), avec rougeur du visage (1-13)
  • Douleur avant midi 9h-12h (2-2, Cedr), l’après-midi, 16h (1-13)
  • Douleur alternant avec un lumbago (1-3), avec une douleur lombo-sacrée (1-RU) ou une simple douleur dorsale (1-4)
  • Douleurs accompagnées de vomissements (3-101)
  • Céphalée améliorée par un épistaxis (2-20), par une miction abondante (2-12), ou par des applications de vinaigre (1- 2, Op.)
  • Céphalée avec douleurs qui rendent fou (1-28)
  • Douleurs avant les règles (2-69) et améliorées quand le flux commence (2-7)
  • Douleurs aggravées par l’effort mental et le mouvement
  • Douleurs pulsatiles ou avec sensation de pression
  • Douleurs frontales avant midi (1-36), améliorées couché (1-18), aggravées par le mouvement et l’effort mental
  • Douleurs des tempes, surtout la droite (1-31), alternant avec une douleur du genou droit (1-RU)
  • Douleur de la tempe gauche alternant avec une douleur dans le genou droit (1-RU)

Vision de taches colorées noires devant les yeux pendant la céphalée (3-2,Glon).

Oreilles

  • Sensation de vent soufflant en bouffées hors des oreilles (1-2, Sil.)
  • Sensation de vent soufflant en bouffées hors des oreilles en avalant (1-RU)

Nez

  • Epistaxis pendant la fièvre (1-10)
  • Epistaxis après les céphalées (1-15)
  • Epistaxis pendant les règles abondantes (1-6)
  • Sensation «comme si » il avait un épistaxis (1-8).
  • Congestion nasale
  • Sécheresse interne, doit respirer par la bouche (1-RU)

Visage

  • Rouge, congestif surtout l’après-midi (1-8), à 15h (1-2, Coff.), amélioré par les épistaxis (1-7).

Cou

  • pulsation des carotides (1-33)

Estomac

  • Vomissements pendant la céphalée (3-90)

Rectum

  • Constipation ou diarrhée
  • Sensation de plénitude (1-29), de pulsation (1-24)
  • Douleur coupante en marchant (1-3)
  • Douleur piquante en marchant (1-12)

Appareil génital

Féminin

  • Ovaires congestifs (1-31), agrandis (1-19), lourds (1-11)
  • Règles intermittentes (2-82), douloureuses
  • Douleurs lancinantes (1-5), violentes (1-5), piquantes (1-31)

Thorax

  • Toux sèche, affligeante (1-16), rude, rugueuse (1-26), étouffée, réprimée (1-RU)
  • Toux améliorée par l’expectoration (1-34)
  • Expectoration facile, la nuit (1-RU), au réveil (1-RU)
  • Oppression aggravée par les vêtements (1-11)
  • Palpitations cardiaques (2-212)

Dos

  • Douleurs alternant avec les céphalées (1-4)
  • Douleurs de la région lombaire en étant assis (1-71), améliorées debout (1-3) et en marchant (1-28)
  • Douleurs lombaires, comme cassé (1-29), assis (1-RU), améliorées debout (1-RU) et en marchant (1-RU)
  • Douleur, comme cassé, du sacrum (1-23)
  • Douleurs améliorées par la pression (1-22)

Extremités

  • Froideur des pieds lors des céphalées (3-34) et avec les mains froides (1-9)
  • Douleur du genou droit (1-9), alternant avec douleur de la tempe droite (1-RU)
  • Douleur du genou avec tendance à s’étirer (1-RU)

Sommeil

  • Mauvais sommeil, somnolence l’après midi.

Généralités

  • Aggravation avant midi : 10h (1-20), l’après midi : 13h-18h
  • Aggravation au changement de temps (1-95) ou de température (1-47), par temps humide (1-140), à l’approche d’un orage (1-43), par le mouvement (2-272) et par le chaud
  • Amélioration en plein air, au changement de position (2-23), après le coucher (1-104)
  • Amélioré en marchant (2-140), par les hémorragies (1-19)
  • Congestion de sang, interne ( 3-20), sensation de plénitude intérieure (3-141), bouffées de chaleur (3-231) Lourdeur extérieurement (2-144). Orgasme de sang (2-127)
  • Convulsions chez les enfants (1-77), chez les bébés (2-9), pendant la dentition (2-39), à la suite de blessures (1-18), de blessures à la tête (1-8)
  • Évanouissement, syncope, le soir –21h (1-3)
  • Dentition difficile (2-84)
  • Douleur à type de pression, de dedans en dehors (1-124), comme par un poids (2-114)
  • Pulsation externe (3-172) ou interne (3-164)
  • Rougeur (1-19)
  • Sensibilité à la douleur. Vibration, battements (1-9)
  • Coup de soleil (1-40)
  • Varices (1-109)
  • Asthénie le matin (1-140) ou par manque d’air (1-RU)

Synthèse

Visiblement, Mélilotus a l’impression d’avoir commis une faute, qu’il est condamné, que tous le monde le regarde, qu’il est poursuivi par la police ou des ennemis et qu’il est possédé par un démon. Il tente de fuir, se cache, veut rentrer chez lui car il a peur des gens, d’un danger imminent et même parler à voix haute risque de le tuer.

Il ne sait plus ou il est, ne reconnaît pas sa maison ; il est incapable de se concentrer ou de faire tout effort mental.

Physiquement, tout se concentre au niveau de la tête qui est douloureuse, congestive. Le sujet est aggravé par tout effort physique ou mental et amélioré par les épistaxis ; par contre, les extrémités sont froides.

Mais, de quoi se sent-il coupable ?

Or, le mélilot est aussi appelé « trèfle de cheval ».

Dans le dictionnaire des symboles :

  • Le trèfle symbolise, pour les chrétiens, la trinité.
  • Le cheval : présent dans toutes les cultures et les mémoires de tous les peuples, associé originellement aux ténèbres du monde, Fils de la nuit et du mystère, le cheval archétypal est porteur à la fois de mort et de vie, lié au feu destructeur et triomphateur, et à l’eau nourricière et asphyxiante. Les psychanalystes ont fait du cheval le symbole du psychisme inconscient ou de la psyché non humaine, archétype voisin de la Mère, mémoire du monde, ou bien de celui du Temps, ou encore de celui de l’impétuosité du Désir. Mais la nuit conduit au jour et il arrive que le cheval, suivant ce processus, quitte ses sombres origines pour s’élever jusqu’aux cieux, en pleine lumière.
    Certaines figures de la mythologie grecque, dont celle de Pégase, représentent, elles, non la fusion des deux plans du dessus et du dessous, mais le passage, la sublimation de l’un à l’autre…
  • Le sang symbolise toutes les valeurs solidaires du feu, de la chaleur et de la vie qui s'apparentent au Soleil. A ces valeurs s’associe tout ce qui est beau, noble, généreux, élevé. Le sang est universellement considéré comme le véhicule de la vie, parfois même, il est pris pour le principe de la génération…

Peut-être que la faute de Mélilotus réside dans le fait de ne pas pouvoir trouver la porte d’accès aux Cieux supérieurs tant sa confusion, sa peur et ses illusions sont grandes…, et que le fait de laisser couler son sang (épistaxis), le principe même de la vie (beauté, générosité...), le décongestionnera, l’éclairera, lui permettant ainsi de trouver la solution…


Suite à notre réunion du 27 Janvier 2000, d’autres hypothèses ont été émises :

  • En médecine chinoise, tous ces symptômes évoquent la pathologie du sang : rate, foie, cœur. Le méridien du foie (ministre des armées, de la police) est le seul méridien YIN qui monte jusqu’à la tête (vertex) ; il symbolise le printemps, la montée de l’énergie, la pulsion du désir… On note aussi une perte d’identité qui se caractérise par les symptômes suivants : ne reconnaît pas sa maison et ses propres parents… (P. Barthelet).
  • Le mot « cassé » revient plusieurs fois (douleurs lombaires comme cassé et douleur, comme cassé du sacrum), ainsi que les douleurs des genoux (qui représentent la Loi)… Il se retrouve cassé, comme s’il avait transgressé la loi…(D. Lustig).
  • La clé de ce remède semble résider dans le symptôme suivant « illusion que chacun est possédé par un démon ». Mélilotus se vie donc comme entouré de démons et commet l’erreur de Sartre quand il pense que « l’enfer c’est les autres ». d’où la peur des gens, la fuite…Lui par contre se sent pur comme le Lotus, plante qui éclôt dans des eaux stagnantes et troubles. Dans MELILOTUS, il y a en effet MEL-I-LOTUS : lotus mêlé à Dieu, car en fait comme dit sœur EMMANUELLE : Dieu, le paradis, ce sont les autres ! !
  • L’erreur de Mélilotus, c’est de ne pas reconnaître Dieu dans son prochain. Mélilotus projette sur l’entourage ses propres démons intérieurs qu’il n‘a évidemment pas voulu aborder. La psychogenèse de ce remède provient du stade oral, quand bébé sort ses dents et peut mordre : ce qui le fait convulser, alors c’est de quitter la première partie du stade oral, angélique (il souriait au anges) pour se retrouver au stade suivant  « sadique oral » avec l’agressivité de la morsure qu’il projette sur les autres. Mélilotus refuse de voir sa propre agressivité. Il est le trèfle du cheval : il a déjà en lui la trinité divine et est destiné au père donc à Dieu, mais pour y arriver il lui faut aimer les autres ! ( D. Grandgeorge).

Bibliographie

  • Logiciel informatique RADAR 7.
  • Matière médicale de BOERICKE.
  • Matière médicale de DUPRAT.
  • Répertoire des thèmes …LOUTAN.
  • Répertoire de KENT.
  • Répertoire de MURPHY.
  • Mat. Med. De GUERMONPREZ.
  • Symptômes clefs de ALLEN.
  • Guiding symptoms de HERING.
  • Mat. Med. de CLARCKE.
  • Dictionnaire des Symboles.

Dr Jean-Michel Alexis (Janvier 2000)

 

Ecole Hahnemannienne de Fréjus-St. Raphaël - 362 Rue du Suveret - 83600 Fréjus - FRANCE