Germanium metallicum est un remède homéopathique récent, dû à l’initiative de l’homéopathe anglais Jeremy Sherr qui en a réalisé la pathogénésie complète en 19921 avec ses étudiants de la Dynamis School of Homeopathic Studies. Nul n’est mieux placé que lui pour présenter ce remède qui, selon ses propres dires, s’avère être sur le plan clinique le plus utile parmi les 22 qu’il a expérimentés à ce jour.
"J’ai choisi d’expérimenter Germanium en raison de son caractère d’actualité. Pendant les années 80, l’usage du germanium organique s’est répandu en tant que remède pour de nombreuses maladies. Soudainement, des cliniques " Germanium " se mirent à pousser partout tandis que des patients obtenaient des résultats étonnants dans le cancer, la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde, la fatigue chronique et d’autres affections graves. C’était la réponse magique que de nombreux malades attendaient.
En même temps que l’usage médical du germanium prospérait, il gagnait également en importance dans la technologie comme semi-conducteur pour les puces informatiques, les cellules solaires, l’ingénierie laser, les supraconducteurs et autres techniques industrielles. On était vraiment dans une ère Germanium.
Tout cela devait bientôt prendre fin brusquement. Le contrecoup ne tarda pas à suivre avec des rumeurs croissantes d’effets secondaires toxiques. En 1989, l’utilisation du germanium fut interdite aux USA. La révolution du supraconducteur se réduisit en peau de chagrin.
La même année, le Mur de Berlin finit par céder sous la pression de la paix. L’Allemagne était unie. On ne peut s’empêcher d’associer cet élément semi-métallique avec le pays d’après lequel il a été nommé. Cette association semble se refléter dans certains rêves et symptômes mentaux, mais je laisse cette étude à l’appréciation impartiale du lecteur.
La pathogénésie de Germanium reste profondément gravée dans ma mémoire. Il régnait une atmosphère lourde et prégnante, comme si un épais nuage de grisaille s’était installé au-dessus de nos têtes. La communication pendant l’expérimentation a été difficile. Les expérimentateurs ont été irritables et ont ressenti une fatigue extrême et prolongée. Le germanium s’est révélé être une substance puissante, capable d’affecter les gens de façon persistante pendant de longues périodes.
Les souffrances endurées se sont révélées justifiées. Le remède possède une image importante et bien définie. Depuis la fin de la collation des symptômes, mes collègues et moi-même l’avons utilisé avec succès dans de nombreux cas difficiles. La sensation d’échec, la colère supprimée, le sentiment d’éloignement, la dyslexie et la fatigue ne sont que quelques-unes des indications qui rendent ce remède exceptionnellement approprié à notre époque. C’est une large lacune de notre matière médicale qui a été comblée."
Jeremy Sherr
Le germanium est un élément métallique de teinte blanc-grisâtre qui présente la même structure cristalline que le diamant. Son point de fusion est de 958,5°C et son point d’ébullition de 2 700°C . De numéro atomique 32 et d’un poids atomique de 72,61, il apparaît dans le groupe IVA du Tableau périodique des éléments de Mendeleïev, en même temps que le carbone, le silicium, l’étain et le plomb. A ce titre, ses propriétés physico-chimiques ressemblent à celles du silicium, et dans une moindre mesure à celles de l’étain. Il a été identifié pour la première fois en 1886 par un chimiste allemand, Clemens Winkler, qui le nomma ainsi en référence à son pays d’origine.
Le germanium est présent à peu près partout dans la croûte terrestre, dont il représente environ 0,0005 %. Il est considéré comme plus abondant que l’or, l’argent, le cadmium, le bismuth, l’antimoine ou le mercure, et en proportion voisine de celles du molybdène, de l’arsenic, de l’étain, du bore et du béryllium. Existant rarement à l’état pur, c’est dans les minerais soufrés d’étain, d’argent, de cuivre, de plomb et de zinc qu’il est le plus concentré. La réserve la plus importante au monde se trouve en Namibie (anciennement Afrique du Sud-Ouest, colonie allemande jusqu’en 1919) et au Zaïre. Sa présence dans de nombreux types de charbons, jusqu’à 1 % et plus, indique qu’il est absorbé par les plantes. Des céréales comme l’avoine et l’orge peuvent assimiler et stocker des quantités considérables de germanium quand celui-ci existe sous forme soluble dans le sol. On le trouve enfin en proportions non négligeables dans les eaux de boisson, en particulier quand celles-ci proviennent de nappes profondes, ainsi que dans l’eau de mer.
C’est à partir de 1948 que le germanium a été utilisé par les chercheurs dans le développement des appareils électroniques modernes, transistors et diodes, en raison de ses propriétés semi-conductrices. Dans les années 70, le germanium fut progressivement remplacé par le silicium pour la fabrication des semi-conducteurs. On lui trouva ensuite de nouvelles applications technologiques puisqu’il intervient sous forme de dioxyde dans la production de puces électroniques, de tubes fluorescents, de verres spéciaux pour les systèmes optiques, de diviseurs de radiation pour les appareils lasers et à infrarouge, etc. On le retrouve enfin dans l’industrie pharmaceutique sous forme de composés organiques à but thérapeutique.
Le germanium existe en quantités infimes dans la plupart des aliments, toutefois on le trouve en proportions plus importantes dans les palourdes, le thon en boîte et les haricots cuisinés. Les analyses n’en ont révélé que des traces dans les plantes utilisées en médecine chinoise. L’apport alimentaire moyen est estimé à 1,5 mg par jour chez l’homme. Après administration orale, les analyses ont montré une distribution ubiquitaire du germanium dans tous les organes (pas d’organes cibles spécifiques ni de différence de distribution selon le sexe). L’élimination s’effectue en moins de 24 heures par les urines sans altération métabolique.
Au cours des dernières années, des sels inorganiques de germanium et de nouveaux composés, en particulier le Ge-132 et le germanate lactate-citrate, ont été vendus en tant que " suppléments nutritionnels " dans certains pays (notamment au Japon) en raison de leurs effets immuno-modulateurs supposés ou en tant qu’élixirs de santé, ce qui a entraîné un accroissement important de l’absorption du germanium par rapport à l’apport alimentaire quotidien moyen estimé. Ainsi, on a rapporté aux USA 18 cas de troubles aigus ou d’arrêts de la fonction rénale liés à la prise orale d’élixir de germanium contenant du dioxyde de germanium ou du Germanium 132. Dans 17 cas sur 18, il s’était produit une accumulation de germanium comprise entre 16 et 328 g sur une période de 4 à 36 mois, soit entre 100 et 2 000 fois l’apport alimentaire quotidien moyen chez l’homme. Un composé organique, le spirogermanium, s’est révélé présenter une toxicité à la fois neurologique et pulmonaire. Pris à fortes doses, le germanium entraîne les troubles suivants :
En 1945, un chercheur japonais du nom de Kazuhiko Asai mit en évidence l’existence de germanium dans le charbon japonais, principalement dans la partie contenant du bois. Le Dr Asai eut alors l’intuition que le germanium contenu dans le charbon provenait des plantes et non du sol environnant, ce qui le conduisit à rechercher le germanium dans les plantes médicinales utilisées en médecine chinoise, tel le ginseng, et dans certains aliments comme l’aloès, la consoude et l’ail. Après y avoir effectivement trouvé une teneur élevée en germanium, il émit l’hypothèse que le germanium joue un rôle important dans la photosynthèse, le métabolisme et le système de défense de ces plantes.
Le groupe formé par le Dr Asai se mit alors à convertir du germanium inorganique, alors employé dans l’industrie électronique, en germanium organique. En novembre 1967, Asai fut atteint de polyarthrite rhumatoïde sévère. Il testa alors sur lui-même le germanium organique et fut guéri en 10 jours. De là commença la carrière fulgurante du germanium, qui devait s’achever une vingtaine d’années plus tard avec la mise en évidence de la toxicité de ses effets secondaires et du caractère aléatoire des résultats obtenus.
Toutefois, la recherche aux niveaux moléculaire et clinique a montré de façon reproductible que le germanium organique possède des propriétés immunostimulantes remarquables chez l’animal et l’homme. On lui attribue également un enrichissement en oxygène et des propriétés anti-oxydantes. Dans cette perspective, il a été utilisé pour lutter contre des maladies de type auto-immun telles que le cancer, la polyarthrite rhumatoïde et le lupus érythémateux disséminé. Cliniquement, on a montré que le germanium organique stimule la production d’interféron gamma, l’activité des cellules tueuses (notamment en activant les macrophages au repos) et la production des lymphocytes T.
Lorsqu’il est pris à de très faibles concentrations, le germanium paraît justifier son action thérapeutique dans les domaines suivants :
On lui prête également une action sur d’autres affections telles que les candidoses, le paludisme, l’ostéoporose, les maladies de cœur et l’angine de poitrine, les troubles circulatoires et la maladie de Raynaud, certains troubles oculaires, l’épilepsie.
La pathogénésie a été réalisée sur 15 personnes (placebos exceptés), parmi lesquels 10 femmes et 5 hommes, qui ont reçu chacun une dilution particulière du remède (6 CH, 9 CH, 12 CH ou 30 CH). Concernant la fabrication des remèdes, de la poudre de métal pur a été triturée jusqu’à la 3ecentésimale puis dynamisée selon la méthode traditionnelle du flacon unique par la Pharmacie Helios2. Germanium metallicum est disponible en France au Préparatoire des Archers3.
Comme indiqué plus haut, le nom du germanium est lié à la nationalité du chimiste qui l’a isolé en premier. On sait que la Germanie correspond aux vastes territoires situés à l’est du Rhin et au nord du Danube, lesquels délimitaient les frontières de l’Empire romain, qui correspondent aujourd’hui à l’Allemagne et au Danemark. Le premier témoignage écrit sur les mœurs des différentes peuplades qui occupaient la Germanie est dû à l’auteur latin Tacite, qui en 98 après J.-C. écrivit un petit ouvrage intitulé " Germania " (La Germanie4). Voici dans quels termes Tacite fait référence à l’origine de ce nom : " De toutes façons, le mot de Germanie serait récent et en usage depuis peu ; en effet ceux qui les premiers, après avoir franchi le Rhin, ont chassé les Gaulois et s’appellent maintenant Tongres, se seraient alors appelés Germains ; ce nom qui était donc celui d’une peuplade, et non d’une nation, se serait ensuite imposé progressivement, si bien que tous furent appelés de ce nom de Germains, d’abord forgé par le vainqueur, pour inspirer la crainte, puis adopté par eux. " (II, 5) Quant à l’origine même du nomGermania, on s’accorde généralement pour rattacher le suffixe " man " au personnage mythique de Mannus, le premier de tous les Germains : " Ils célèbrent en d’antiques poèmes — la seule forme de tradition et d’histoire qu’ils connaissent — le dieu Tuisto né de la terre et son fils Mannus ancêtre de leur nation. " (II, 3) On retrouve donc ici la tradition de l’homme originel — " Mann " signifie " homme " en allemand — également présente dans l’Ancien Testament puisque Adam veut dire " homme " en hébreu. Selon certaines sources, le nom de Mannus dériverait de Manu, désigné par René Guénon comme le Roi du Monde ou " Législateur primordial et universel " selon la tradition primordiale5.
Par ailleurs, on ne peut manquer de rapprocher le mot " germanium " de l’adjectif latin germanus, qui signifie " naturel, véritable, authentique ", mais aussi " de frère germain ", ainsi que du substantifgermanitas, qui veut dire " fraternité, parenté entre frères et sœurs ", et dans un sens plus large " communauté d’origine, parenté ", ces deux mots dérivant eux-mêmes de germen, qui a pour sens " germe, rejeton, progéniture ". Le mot " germanium " se trouve donc corrélé sur le plan sémantique à la notion d’appartenance à une même souche héréditaire, et de là à celle de lien identitaire qui relie les membres d’une même fratrie ou d’une même famille.
Notons pour finir que l’illustre astronome et astrologue grec Claude Ptolémée, qui vivait à Alexandrie au IIe siècle après J.-C. et à qui l’on doit le premier traité complet d’astrologie, attribuait à la Germanie le signe zodiacal du Bélier.
Seuls sont présentés ci-après les symptômes les plus saillants, regroupés par thèmes et par ensemble de thèmes. Le classement
de certains symptômes pouvant parfois paraître arbitraire, il suffit de se reporter à la pathogénésie complète traduite de
l’anglais pour en connaître le contexte. Les numéros figurant en tête de chaque symptôme ou donnés à la suite de chaque thème
correspondent à leur numéro d’ordre dans la pathogénésie.
8. Je me suis sentie dans les vap’, déphasée, bizarre, légèrement absente. Peut-être dans un rêve.
10. Sensation d’être poussé vers l’arrière, de flotter vers l’arrière
dans l’espace, comme si je n’avais pas de poids.
31. Je me suis sentie désespérée et dans une confusion extrême à propos de ce qui était
relié à la pathogénésie et de ce qui l’était à la réalité.
69. Parfois je me sens disparaître. Je ne suis pas dans mon corps. J’ai l’impression de ne
plus avoir de mains.
158. J’ai des difficultés à fixer mon attention en conduisant avec une sensation de flotter
doucement.
253. Sensation d’irréalité, de brouillard, avec fatigue.
Répertoire6 : esprit absent (172 remèdes), sensation de flottement (19 remèdes, dont asar.,lac-c., tarent.), confusion mentale, comme dans un rêve (25 remèdes, dont cann-i., carb-v., lec., phos.)
34. Chacun de mes mouvements, chacune de mes pensées étaient contrôlés.
37. Je deviens complètement folle à cause de toutes mes pensées, je n’arrive plus à le
supporter.
54.Je pense trop. Je deviens folle à force de penser.
79. Je suis de plus en plus plongé dans mes propres pensées et je peux devenir très irritable
quand des gens interrompent le fil de mes pensées. Je pense beaucoup à mon état d’esprit et
j’essaie de le comprendre, ça me rend perplexe.
84.Les pensées concernant la discussion de la journée ont tourné dans ma
tête toute la soirée et toute la nuit.
Répertoire : afflux de pensées (70 remèdes, dont BELL., COFF., LACH., PHOS., VALER.), ne peut penser à personne en dehors de lui (crot-t.)
35. Je me suis sentie complètement folle, j’avais peur de ce que les voisins pourraient
entendre et penser.
56. Je ne vois pas pourquoi je suis là, je ne peux pas le supporter. Je deviens folle, je me
hais.
Répertoire : illusion de devenir fou (28 remèdes, dont acon.,
CALC., CANN-I., chel.,
CIMIC., manc., MED., syph.)
37. A l’intérieur de moi, tout est chaos. Je ne
me sens aucune force.
38. Je n’arrivais pas à faire ce que j’avais prévu
parce que je me sentais trop affreuse et que tout n’était que chaos.
70. Tout est chaos. Plus rien n’a de sens.
Répertoire : esprit chaotique (18 remèdes, dont ars., bell., bov., phos., ph-ac., rhod., seneg.)
34. Je me sentais lâche. J’avais peur de la violence.
Je ne sais pas qui je suis.
53.Je n’aime pas être moi, j’ai envie d’être
différente. J’ai une impression de distance vis-à-vis de moi-même.
57. Il faut que je me réconcilie avec ces parties de
moi. Je ne suis personne.
Répertoire : confusion quant à son identité (20 remèdes, dont
ALUM.,
anh., plat.)
55. Je ne comprends rien à rien ni au sens de la vie,
mais je sens aussi une force quelque part en moi.
68. Parfois je n’ai pas envie de montrer ma force,
je la garde en retrait.
69.Je pense que ma force peut être utilisée de
façon différente, pas aussi destructrice. J’ai l’impression de ne
pas avoir de force quand je rencontre les gens. Pourtant je sens que
j’ai une grande force à l’intérieur de moi, je la sens surtout quand je me
mets en colère ou que je chante.
70. Je n’arrive pas à me redonner de l’énergie.
Je me sens comme une batterie à plat.
Répertoire : sensation de force (45 remèdes, dont agar., bufo, COCA, coff., fl-ac., KOLA., nat-p., OP.), sensation de force après colère (nat-s.), sensation de force diminuée (14 remèdes).
55. Je souhaite qu’un changement puisse se produire.
Il faudrait que je rassemble mes esprits et que je change.
80. J’ai un sentiment intense d’éloignement et
d’isolement, avec un désir de recommencer ma vie.
Répertoire : désir de changement (9 remèdes, dont bry., cal-p., carc., TUB.)
190.Je me sens plus claire mentalement et je fais
les choses que j’avais pensé faire. J’ai le courage de faire de
nouvelles choses.
191. J’ai débarrassé mon garde-manger, ce que je
voulais faire depuis longtemps.
271. Énergie augmentée.
272. Dans l’ensemble, mon énergie a été bien
meilleure pendant toute la pathogénésie, et ça continue encore.
273. Mon énergie ne faiblit pas, j’ai plus de
résistance la nuit.
Répertoire : activité augmentée (12 remèdes, dont bor., carc., iris, med., nat-m., sul-ac., tub.)
12. Conscience soudaine que mes pieds se tiennent
sur le sol et sensation d’être très reliée au sol par les pieds,
comme clouée sur place. Les pieds semblent unis avec le sol.
85.Je me sens plus consciente, plus
connectée à la réalité quand je regarde le soleil, les arbres et les
couleurs du ciel.
90. J’ai commencé à être plus consciente de
l’environnement et de ce que je peux faire le bien de tous. J’espère
entrer davantage en contact avec mes sentiments.
Répertoire : conscience augmentée (anh., cann-i., coff., hydrog., op.)
" Ils ont aussi de ces chants qu’ils entonnent — c’est ce
qu’ils appellent le bardit — pour enflammer leur courage, et dont les accents
mêmes leur font augurer l’issue du combat qu’ils vont engager. " (Tacite,
La Germanie, III, 1)
220. Rêve que je chante avec mon frère.
223. Rêve que je joue de la guitare et que je chante
agréablement.
371. Conscience aiguë du chant d’un oiseau.
" Quand ils ne vont pas à la guerre, ils passent un peu de temps à la chasse, davantage à ne rien faire ; ils s’occupent à boire et à manger : les plus braves, les plus courageux restent inoccupés. " (ibid., XV, 1)
98. La pathogénésie m’ennuie. Je n’ai pas
envie d’écrire quoi que ce soit.
99. Je me suis ennuyée le matin, mais j’ai été
créative l’après-midi en faisant des choses que je remettais à plus tard
depuis un an. Je n’ai pas eu envie d’écrire concernant la
pathogénésie.
183. Absence générale d’intérêt, aversion pour
analyser mon dernier dossier.
313. Je ressens plus de pression dans la tête avec une
sensation de fatigue, d’ennui.
384. Expression vide quand je ne fais rien.
Répertoire : paresse (265 remèdes), ennui (51 remèdes, dont alum., con., HYDROG., LYC., MED., MERC., nat-c., nux-v., plb., spig., SULPH., TUB.)
61. Je me sens seule. J’ai très envie d’amour et
de compréhension.
76. Je me sens seul comme un monstre venu
d’ailleurs.
79.L’après-midi et le soir, je m’implique peu à peu
davantage dans ce que je fais, mais je me sens toujours isolé, même
quand je suis en compagnie d’autres personnes.
83. Je me sens seule. Je me sens presque tout le
temps à part, toujours d’un côté ou de l’autre par rapport aux autres, ou en
dehors d’eux.
97. Je me sens affreuse et solitaire. Je
n’arrive pas à décrire ce que je ressens.
Répertoire : sensation d’isolement (17 remèdes, dont anac., anh., arg-n., nat-m., puls., thuj.)
38. J’avais mauvaise conscience et je me suis mise à
pleurer ensuite. Je pleurais, mais je n’arrivais pas à le sortir,
pas de soulagement.
39. Je pleure. Je me sens très offensée par mon
père qui m’a fait des remarques parce que je me suis acheté quelque chose de
cher.
47. J’ai senti que je ne méritais pas de vivre. Ça a
été mieux en pleurant le lendemain quand j’ai parlé à mon
mari.
64. J’ai besoin de réconfort et d’encouragement, mais
personne ne peut me les donner, alors je pleure.
65. La moindre critique et j’ai le cœur brisé. J’ai
failli me mettre à pleurer au milieu de tout le monde, je suis pleine
de doutes sur mes relations.
97. Je n’ai envie que de pleurer. Je ne sais pas
quoi faire.
101. J’ai une accumulation douloureuse d’émotions dans
le larynx et je verse des torrents de larmes.
103. Je pleure et m’apitoie sur moi-même.
Répertoire : pleurs (239 remèdes).
31. Je me suis sentie désespérée et dans une
confusion extrême à propos de ce qui était relié à la pathogénésie et de ce
qui l’était à la réalité.
71. Je suis désespérée, j’ai envie de
mourir.
103. Désespérée et impuissante, sombre et
vouée au malheur.
104. Sentiment de tristesse, d’indifférence et
de désespoir.
105. Je suis désespérée, il n’y a aucun
espoir pour moi. Mon destin est d’aller mal.
Répertoire : désespoir (136 remèdes), désespéré de son existence misérable (ars., aur., carc., sep.), désespéré de la vie (ars, aur., calc., cimic.)
47. J’ai senti que je ne méritais pas de vivre. Ce
sentiment de dépression a continué pendant plusieurs nuits.
102. Je suis déprimée, accablée, minée. C’est
pire quand il fait froid et par temps brumeux.
109. Je suis déprimée, je me demande comment je
vais m’en sortir financièrement.
100. Tristesse à cause de mes douleurs. Pas
irritable, tout simplement triste.
106. J’ai du mal à ressentir de la joie, du plaisir. Il
y a moins de risque à être triste, malheureuse, à souffrir.
Parce que la joie ne dure pas.
Répertoire : dépression (453 remèdes).
113. Calme, heureuse, j’ai pouffé de rire le
premier jour des règles.
117. Léger sentiment d’euphorie.
120. J’ai été exubérante avec mes élèves au
collège, j’en ai massé un vigoureusement et j’en ai chatouillé un autre. Ma
puérilité ressort, j’ai moins d’inhibition.
121. J’étais censée parler sérieusement, mais au lieu
de ça je me suis mise à rire. Je ne pouvais pas m’arrêter, le rire
bouillonnait en moi, il fallait qu’il sorte. Un rire nerveux, tout
à fait proche des larmes.
Répertoire : rire nerveux (mosch., nat-m., tarent.), rire involontaire (23 remèdes, dont bor., cann-i., IGN., nat-m., nit-ac., tarent.), euphorie (13 remèdes, dont cann-i., op.)
14. Légèrement anxieuse parce que je sens que
des choses sont en train de se passer et que je ne suis pas sûre de pouvoir
les décrire.
15. Anxieuse à cause du téléphone qui a sonné
pendant la nuit. D’habitude, ça m’aurait rendue perplexe. Ma fille est rentrée
tard à la maison, ce qui m’a rendu anxieuse.
18. Je me réveille avec un sentiment d’anxiété qui
va en en augmentant. J’ai les jambes qui tremblent et qui s’agitent. Je
crains qu’une crise cardiaque ne soit imminente et qu’elle ne puisse être
prévenue.
19. Sensation d’anxiété et de nervosité dans
l’estomac qui a duré toute la matinée.
20. Je suis nerveuse et agitée. Je le ressens au
plexus solaire quand je pense à mon travail.
39. Je me sens anxieuse par rapport à toutes mes
responsabilités. Tout me paraît au-dessus de mes forces.
Répertoire : anxiété (349 remèdes).
21. Extrêmement irritée d’avoir été réveillée
par mon mari pour faire l’amour.
23. Irritable les deux premiers jours des
règles. D’habitude, ça se produit avant les règles.
24. Tout au long de la pathogénésie, j’ai été
irritable et peu disposé à répondre aux questions.
25. Précipitation, dents qui se serrent, irritable
avec les enfants.
28. Je suis critique et irritable avec mon fils.
93. J’en ai marre des gens qui m’agacent partout
où je vais.
Répertoire : irritabilité envers ses propres enfants (chel., choco., nux-v., sep.), irritabilité quand on lui pose des questions (12 remèdes, dont arn., BRY., cham., NUX-V., ph-ac.), irritabilité pendant les règles (41 remèdes, dont cham., nux-v., sulph.)
29. Colère explosive, vite oubliée.
30. J’ai explosé avec une colère soudaine qui
est passée aussi vite qu’elle était venue.
32. J’ai réagi très fortement envers une amie
très proche. C’est quelque chose de tout à fait insignifiant qui l’a déclenché
et je lui ai raccroché au nez. C’est un sentiment qui s’est accumulé pendant
des mois, mais ce soir j’ai explosé à l’intérieur. Je me sens toujours
indignée et en colère une heure après, même après être allée travailler
dans le jardin.
33. J’ai réagi avec colère aux exigences de mon
mari.
108. Je suis indignée. Je pense que tout me
tombe dessus.
Répertoire : colère soudaine (bar-ac., merc., nux-v.), colère avec indignation (12 remèdes, dont aur., COLOC., nux-v., STAPH.)
35. Je suis désespérément en colère. C’est si
intense que je peux à peine me contrôler. Je ne suis pas arrivée à faire
sortir ma colère.
36. Toute mon énergie, je l’utilise pour garder à
distance une rage intense afin de ne blesser ni moi-même ni les
enfants.
37. J’ai senti une rage monter, j’ai dû user de
tout mon pouvoir pour la contrôler. J’ai perdu patience à cause de
quelque chose que mon fils avait fait. Je me suis mise en colère contre
lui, mais en même temps je me méprisais moi-même de ne pas avoir de patience
avec lui.
39. J’ai ressenti de la colère à cause de ma
réaction, mais aussi de la curiosité à trouver pourquoi j’avais réagi.
77. Je me sens en colère, hostile et facilement
larmoyant.
79. Je suis de plus en plus plongé dans mes propres
pensées et je peux devenir très irritable, et même me mettre en colère,
quand des gens interrompent le fil de mes pensées, mais je ne montre aucun
signe de colère ou d’irritation.
Répertoire : suites de colère rentrée (13 remèdes, dont aur., CARC., coloc., ign., IP., LYC., nat-m., STAPH.)
" Fouetter un esclave, le punir par les fers ou un travail forcé est chose rare : ils en tuent souvent, non pour en faire un exemple ou par dureté, mais par emportement et colère, comme ils tueraient un ennemi privé, hormis que c’est impunément. " (ibid., XXV, 2)
34. J’avais peur de la violence.
35. J’ai fait des bruits comme un animal, j’ai battu
des bras au lieu de battre mes enfants, ce qui m’a
aidé.
71. Je sens que je pourrais tuer. J’ai une
haine tellement forte, je ressens un dégoût terrible et j’ai peur de ce
que je suis capable de faire.
203. Rêve que mon ex-petit ami était violent. Il
essayait de détruire les meubles.
Répertoire : peur de perdre le contrôle (arg-n., cann-i., carc., ign., med., nat-m., staph., thea), rêves de violence (apoc-a., aran-ix., arg-n., aur., led., ven-m.).
47. J’ai eu une sensation forte, comme une
visualisation. Je me suis vue étendue sur le sol en position fœtale après
avoir reçu une balle dans la tête, comme un cheval ou un chien. J’en étais
presque contente.
52. Tout est de ma faute. J’ai demandé " des coups "
(une raclée) et je les ai eus.
55. Je suis dure envers moi-même, mais je ne
mérite rien d’autre.
56. Je deviens folle, je me hais. J’ai envie de me
battre et je le fais. Je m’arrache les cheveux et j’arrête quand ça
fait trop mal. C’est comme l’enfer !!!
Répertoire : colère contre soi-même (anac., ars., aur., bell., ign., lyc., nux-v., staph., sulph.), désir de se tirer les cheveux (ars., BELL., cina, cupr., lach., lil-t., med., mez., tarent., tub.)
110. Je me sens calme et sereine. J’ai évité une
dispute potentielle en restant calme et sereine, je ne me suis pas laissée
entraîner dans mes anciens schémas.
112. Je me suis sentie très paisible et calme,
presque détachée. Plus patiente et moins irritable.
115. Je suis très occupée, j’ai beaucoup de travail,
mais je reste calme. Une précédente dispute avec une amie s’est
gentiment arrangée sans avoir besoin d’explication.
119. Je me suis sentie calme à une réunion en
soirée, alors qu’avant j’aurais été très probablement nerveuse.
Répertoire : tranquillité, sérénité (84 remèdes, dont ars.,
cann-i., cham., chel., chin.,
choco., cic., coff., hell.,
HYDROG., hyos., OP., PH-AC., plat.,
scorp., SEP.)
35. Je me suis sentie complètement folle, j’avais
peur de ce que les voisins pourraient entendre et penser.
37. Je ne voulais pas en faire état parce que je me
sentais dévoilée : maintenant tout le monde peut voir quelle personne
horrible je suis.
50. Quoi que je fasse, je sens que quelqu’un va me
critiquer, que je fais quelque chose de travers. J’ai peur que les
autres se moquent de moi ou me disent " tu n’as donc rien compris ? "
51. J’ai eu l’impression que quelque soit ma
souffrance, elle ne compte pas : ce qui est important, c’est ce que les
autres pensent de moi.
60. Je ne crois pas en mes propres sentiments ni dans
mes décisions, j’ai tellement peur de ce que les autres pensent de moi…
63. Je suis facilement influencée par l’opinion des
autres, je sens qu’on me provoque. Je suis sensible aux tentatives des
autres de me mettre des limites.
64. Je ne peux pas dire les choses comme elles sont
parce que je dois tenir compte de l’opinion des autres.
65. La moindre critique et j’ai le cœur brisé.
Répertoire : sensible à ce que les autres disent de soi (ign., lyc., nat-m., stann., staph.)
59. Je suis inquiet de ce que les gens puissent ne
pas m’aimer.
61. Si j’étais moi-même, personne ne m’aimerait,
alors j’essaie d’être ce que je pense que les autres attendent de moi. Je
ne crois pas pouvoir être aimée avec toutes ces parties de moi qui sont
laides et mauvaises.
79. Je n’ai pas d’émotions du tout, mis à part une
sensation d’isolement et l’inquiétude que les gens puissent ne pas m’aimer.
Répertoire : peur de ne pas pouvoir être aimé (nat-m., puls., staph.)
7. La nuit, en fermant les yeux, j’ai eu la vision d’une
paire d’yeux qui me regardent, puis soudain j’ai vu très clairement le
visage. Il avait une expression d’interrogation.
35. J’ai eu très mauvaise conscience après, mais
pas de soulagement.
38. J’avais mauvaise conscience et je me suis
mise à pleurer ensuite.
42. Je me sentais mal à l’aise si quelqu’un se tenait à
côté de moi. J’avais l’impression d’avoir fait quelque chose de mal.
43. J’ai peur de la police, de me faire prendre et d’être
dévoilée.
199. Rêve qu’un soldat me fouette le sommet de la tête
avec un long fouet noir. Je pleurais, j’avais fait quelque chose de mal.
Répertoire : illusion comme s’il avait commis un crime (18 remèdes, dont anac., ign., kali-bi., ver-v.)
44. J’ai un sentiment de culpabilité si je
reçois trop d’attention. J’ai peur d’ennuyer les autres.
51. Je m’en veux d’avoir pris trop de doses.
J’ai peut-être gâché toute la pathogénésie. Je suis encore en train de
m’accuser.
52. Tout est de ma faute. J’ai demandé " des
coups " et je les ai eus.
54. C’est difficile de décrire les symptômes. J’ai
envie de me corriger tout le temps.
21. Extrêmement irritée d’avoir été réveillée par mon
mari pour faire l’amour. Absence totale de la culpabilité
habituelle.
41. Je me suis sentie indifférente en me trouvant mêlée
à une dispute avec mon mari. Je ne me suis pas sentie coupable de ne
pas lui faire plaisir.
40. J’ai mis ma menace à exécution de plier les devoirs
de mon fils, ce qui les a froissés, mais je ne me suis pas sentie coupable.
Répertoire : sentiments de culpabilité (73 remèdes, dont ALUM., ARS., AUR., CARC., CHEL., DIG., NAT-M., PSOR., STAPH., SULPH.)
" Sur le champ de bataille, il est honteux pour le chef d’être vaincu en courage, il est honteux pour les compagnons de ne pas égaler le courage du chef. Mais surtout c’est une flétrissure pour toute la vie et un opprobre d’être revenu d’un combat où son chef a péri. " (ibid., XIV, 1 et 2)
47. Très fort sentiment d’échec. J’ai senti que
je ne méritais pas de vivre. Dès que je me réveille tôt le matin, mon
esprit est actif et j’ai un sentiment de médiocrité qui survient avec
force.
48. Sentiment d’échec total, je préfèrerais
mourir.
50. Je ne veux pas embêter le superviseur si tôt le
matin. Je suis une ratée.
55. Je ne comprends rien à rien, ni au sens de la vie.
Je me méprise.
57. J’ai les pieds froids, je ne les aime pas.
58. Je me sens jalouse d’une collègue qui me semble
très bien se débrouiller dans la vie. Quand je me compare à elle, je sens
que je ne vaux rien, que je suis nulle.
258. Lourdeur et fatigue en relation avec des
sentiments d’échec.
Répertoire : mépris de soi (agn., anac., aur., cop., lac-c., staph., thuj.), sentiment d’être un raté (AUR., lyc., naja, staph., sulph.), dégoût de soi, n’a pas le courage de vivre (merc.)
213. J’ai rêvé que la police était à ma recherche.
J’avais volé un peu d’argent. Ils m’ont attrapée et je n’ai pas résisté.
Je reconnaissais tout et je voulais aller en prison. Ils pensaient que
j’en prendrais pour un mois et demi. " C’est suffisant pour que je dorme et
que je me repose ", ai-je pensé.
47. J’ai eu une sensation forte, comme une
visualisation. Je me suis vue étendue sur le sol en position fœtale après
avoir reçu une balle dans la tête, comme un cheval ou un chien. J’en étais
presque contente.
199. Un soldat me fouette le sommet de la tête avec un
long fouet noir. Son uniforme est vert clair. Je pleurais, j’avais fait
quelque chose de mal.
31. Disputes fréquentes déclenchées par mon
indifférence.
53. J’ai une impression de distance vis-à-vis de
moi-même, pourtant j’ai envie de contacts physiques, d’un petit
ami.
70. Je n’arrive pas à ressentir de plaisir ni de
chagrin.
75. Je me rends compte que le monde est minable. Je
me sens détaché des gens et des lieux.
80. J’ai un sentiment intense d’éloignement et
d’isolement, avec un désir de recommencer ma vie.
96. J’ai envie de boire pour m’échapper de moi-même
et de tout.
254. Je me sens très fatiguée, lasse, j’ai envie
d’aller au lit. Ça fait partie du détachement.
545. J’ai pris du plaisir en faisant l’amour. Ça
coulait mieux. Plus de détachement vis-à-vis de mon mari.
Répertoire : détachement (choco., nat-m., SCORP., sep.), se sent éloigné de sa famille (21 remèdes, dont nat-c., nat-m., nit-ac., PLAT., sep., THUJ.), se sent éloigné de la société (anac., choco., nat-c., plat., THUJ.)
72. Une amie m’a fait remarquer que j’étais
renfermée et que je ne faisais pas attention à
elle.
79. J’ai l’impression de ne pas avoir de véritable
contact avec les gens. Ça ne me dérange pas d’écouter les autres, mais
je participe peu à la conversation.
91. J’évite la compagnie.
92. J’ai de l’aversion pour les gens. Je suis
brusque quand je suis obligé de parler. Je n’ai qu’un désir, c’est
que tout le monde s’en aille et me laisse seul. Pas de contact.
93. J’ai envie de m’asseoir seule devant le feu
en écoutant ma propre musique.
Répertoire : aversion pour la compagnie (152 remèdes, dont ALUM., ANAC., BAR-C., CARB-A., CHAM., CIC., GELS., IGN., NAT-M., NUX-V., SCORP., STAPH.)
57. J’ai perçu énormément de haine et de dégoût à
l’intérieur de moi et ça m’a profondément impressionnée.
58. Je me sens jalouse d’une collègue qui me semble
très bien se débrouiller dans la vie. J’ai envie de dire du mal d’elle à
mes amis et je le fais, même si elle n’est pas présente.
78. J’ai eu un sentiment de révulsion pour beaucoup
de gens, spécialement pour les jeunes parents avec enfants, alors que je
me promenais en ville.
79. Vers 10 h j’ai eu une aversion nette pour les
gens, notamment pour certaines personnes, celles du genre borné ou
autoritaire.
Répertoire : aversion pour les gens (absin., calc., chin., merc-ac., nat-c., nux-v., phos., staph., sulph.), sentiments de haine (30 remèdes, dont agar., ANAC., aur., calc., cham., CIC., lac-c., LACH., led., NAT-M., nit-ac., NUX-V. )
61. J’ai très envie d’amour et de
compréhension.
64. Personne à qui parler et qui me comprenne.
84. J’ai pensé que personne ne me comprenait ni
ne se préoccupait de ce que je ressens. J’ai trouvé ça injuste.
79. J’ai envie que quelqu’un me fasse des câlins.
93. J’ai envie qu’on s’occupe de moi.
94. J’ai senti que ma vie manquait de romance.
J’ai eu envie d’un amour romantique, d’être aimée.
95. Besoin constant de câlins, sans désir
sexuel.
96. Désir très fort d’exaltation et d’aventure
amoureuse.
97. J’ai envie d’attention, mais je n’ose pas en
demander.
Répertoire : désir de sympathie (PHOS.,
PULS., scorp.)
" La mère nourrit elle-même son enfant à la mamelle, et ils ne sont pas confiés à des servantes ni à des nourrices. " (ibid., XX, 2)
28. Je suis critique et irritable avec mon fils.
J’ai l’impression de ne pas savoir m’y prendre avec lui.
47. Je me suis vue étendue sur le sol en position
fœtale après avoir reçu une balle dans la tête, comme un cheval ou un chien.
J’en étais presque contente. Puis j’ai pensé que mes enfants avaient encore
besoin de moi.
52. Les enfants ont peur de moi et je ne suis
pas sûre de ce que je suis capable de faire.
70. Je n’arrive pas à m’occuper des enfants
comme je le devrais.
6. J’ai entendu la voix de ma belle-mère dire
" bonjour " deux fois (ils vivent à distance l’un de l’autre).
27. Souci à propos de mon mari et de notre
relation. Je sens qu’il profite de moi.
52. J’ai appelé ma sœur, la seule personne à qui
je puisse parler, mais elle n’était pas chez elle.
220. Rêve que je chante avec mon frère.
221. Rêve de pouvoir parler à ma sœur et la voir
alors qu’elle vit loin de moi.
222. Rêve que mes parents se séparaient. Ça me
rendait très triste.
" On sait de reste que les peuples des Germains n’habitent point dans les villes, qu’ils ne supportent même pas des demeures contiguës : ils vivent isolés, séparés, selon qu’une source, une plaine, un bois leur a plu. Ils établissent leurs villages non pas avec des bâtiments qui, comme chez nous, s’appuient et tiennent les uns aux autres : chacun entoure sa maison d’un espace libre, soit défense contre les risques d’incendie, soit ignorance de l’art de bâtir. " (ibid., XVI, 1 et2)
82. Je ne me sens chez moi nulle part. J’ai un
fort désir de trouver un endroit où rester, d’en faire une maison
pour moi et mes enfants.
35. J’ai juste envie de quitter la maison et les
enfants.
203. Rêve que mon ex-petit ami était violent. Nous
l’avons mis dehors de la maison.
206. Rêve de cambriolage. J’étais dans la cuisine de
mon appartement.
208. Cauchemar : un homme était entré dans la maison.
210. Rêve : des singes sont apparus, alors je suis
rentré à la maison par un chemin détourné après avoir fait un immense
détour et beaucoup d’escalade.
228. J’assistais à une réunion. Ça se passait dans
la cuisine de chez moi, mais je n’y habitais pas.
Répertoire : désir de quitter la maison (arag., bry., elat., lach., merc.)
" Ils prisent la monnaie ancienne et connue depuis longtemps, les deniers dentelés et les deniers au bige ; ils recherchent aussi l’argent plus que l’or, non par goût, mais parce que le nombre des pièces d’argent les rend plus faciles à utiliser pour des gens qui font trafic d’objets communs et de valeur médiocre. " (ibid., V, 5)
109. Je suis déprimée, je me demande comment je vais
m’en sortir financièrement.
213. J’ai rêvé que la police était à ma recherche.
J’avais volé un peu d’argent.
232. J’ai rêvé que j’étais assise autour d’une table
avec quelques personnes. J’ai regardé dans mon portefeuille et il y avait
plein d’argent dedans, mais c’était de l’argent suédois
(expérimentatrice norvégienne).
Répertoire : anxiété pour des questions d’argent (ars., calc-f., calc-sil.)
" Abandonner son bouclier est le comble de la honte, et l’assistance aux cérémonies sacrées, l’accès de l’assemblée est interdit à l’homme frappé de cette infamie ; beaucoup de ceux qui sont échappés d’une guerre ont mis un terme en leur opprobre en se pendant. " (ibid., VI, 6)
73. Je suis douloureusement conscient du sentiment d’être
un paria.
76. Je me sens seul comme un monstre venu d’ailleurs.
77. Quelqu’un m’a dit que je m’étais conduit comme
si je venais d’une autre planète.
209. Rêve désagréable de quelqu’un qui est poursuivi.
Répertoire : sensation d’être un étranger (arg-n., nat-m., plat., thuj., valer.)
" Quant aux Germains eux-mêmes, je croirais qu’ils sont indigènes et qu’en aucune sorte ni l’établissement d’autres peuples, ni les relations d’hospitalité n’ont produit chez eux de mélange, car jadis ce n’était pas par terre mais en bateaux que se transportaient ceux qui cherchaient à changer de demeure, et l’immense Océan de là-bas, situé pour ainsi dire de l’autre côté de l’univers, est rarement visité par des navires venus de notre monde. " (ibid., II, 1)
" Pour moi, je me range à l’opinion de ceux qui pensent que les peuples de Germanie, pour n’avoir jamais été souillés par d’autres unions avec d’autres tribus, constituent une nation particulière, pure de tout mélange et qui ne ressemble qu’à elle-même. " (ibid., IV, 1)
86. J’ai pensé que je pourrais entamer une conversation
avec des étrangers.
87. Je vois un inconnu qui me paraît très
familier.
205. Rêve désagréable. Mon mari était bloqué dehors et
appuyait sur la sonnette. Il refusait de me dire son nom, alors j’ai
appelé la police.
206. Rêve de cambriolage. Un grand homme brun avec
un manteau noir, une écharpe noire et des cheveux foncés (c’était peut-être un
noir) était dans ma chambre.
207. Rêve de cambriolage. Deux hommes bruns (des
étrangers) avaient pénétré dans la maison.
Répertoire : peur des étrangers (ambr., ant-c., BAR-C., bufo, carb-v., caust., cupr., lach., lyc., sil., stram., thuj.)
203. Rêve que mon ex-petit ami était violent. Nous
l’avons mis dehors de la maison. Je me sentais satisfaite, comme si
quelque chose avait été réglé.
204. Rêve de voleurs. Un ami et moi sommes entrés dans
la chambre et nous les avons chassés hors de l’appartement. Quelques
minutes plus tard j’ai à nouveau entendu des bruits. Un garçon aux cheveux
clairs était assis sur les marches à l’extérieur de l’appartement et il
essayait d’ouvrir la serrure de la porte. Je l’ai chassé.
206. Rêve de cambriolage. Un grand homme brun était
dans ma chambre. Je me suis dirigée droit vers lui et je lui ai dit de
sortir de là. Je l’ai poussé dehors.
207. Rêve de cambriolage. Deux hommes bruns (des
étrangers) avaient pénétré dans la maison. J’avais peur, je voulais les
chasser.
204. Rêve de voleurs. Deux hommes bruns sont
entrés dans ma chambre. Ils se sont assis sur mon lit et ont choisi les
objets qu’ils voulaient voler.
206. Rêve de cambriolage. Un grand homme brun
(…) était dans ma chambre. Il était entré directement, sans la moindre pudeur.
Il n’avait pas encore choisi quoi que ce soit à voler.
Répertoire : rêves de voleurs (37 remèdes, dont ALUM., arn., aur., kali-c., MAG-C., merc., NAT-M., sanic., sil., zinc.)
43. J’ai peur de la police, de me faire prendre
et d’être dévoilée.
205. Rêve désagréable. Mon mari était bloqué dehors et
appuyait sur la sonnette. Il refusait de me dire son nom, alors j’ai appelé
la police. L’électricité ne marchait pas. La police est venue.
208. Cauchemar : un homme était entré dans la maison.
Je suis descendue pour appeler la police, mais le téléphone était
coupé.
212. Rêve : je conduisais une voiture. J’étais
arrêtée par la police. " Oh ! non ", pensai-je.
213. J’ai rêvé que la police était à ma recherche.
J’avais volé un peu d’argent. Ils m’ont attrapée et je n’ai pas résisté.
Répertoire : peur de la police (anac., cann-i., cupr., lach., meli.), rêve de police (frax.), rêve d’être arrêté (bov., clem., mag-c.)
45. Je me sens comme prisonnière.
71. Je me sens comme un animal sauvage qu’on a
enfermé.
" Les peines diffèrent selon la faute. Les traîtres, les transfuges sont pendus aux arbres ; les lâches, les poltrons, les gens de mœurs infâmes sont enfoncés dans la boue et dans les marécages, et on jette sur eux une claie. " (ibid., XII,1)
11. Sensation d’être tiré en arrière et en haut par
le cou.
47. Je me suis vue étendue sur le sol en position
fœtale après avoir reçu une balle dans la tête, comme un cheval ou un
chien.
215. Rêves érotiques.
216. Rêve d’un homme qui essayait d’avoir des
rapports sexuels avec moi. Il n’y arrivait pas, mais il avait fait un
trou dans la zone située entre le vagin et l’anus.
217. Rêve que je suis sur le point d’être violée.
Je suis au lit avec la fille de mon amie à ma gauche. Un homme est debout sur
le lit, vêtu d’une chemise. Un autre est couché près d’elle avec une très
grosse érection. Elle lui saisit le pénis et le tortille dans tous les sens en
pensant que ça lui ferait mal. Je me suis réveillée et j’ai hurlé en appelant
mon mari.
218. De nouveau en danger d’être violée. Il y a un
tas d’hommes nus autour.
Répertoire : rêves érotiques (180 remèdes, dont AM-M., CANN-I., LACH., NAT-C., NUX-V., OP., PH-AC., STAPH., VIOL-T.), rêves de viol (carc., cench., kreos., op., petr., sep., staph.), rêves d’hommes nus (eupi., puls.)
122. Désir d’utiliser du vert et du marron
en peignant un tableau. [Référence à la tenue de camouflage ?]
123. J’ai envie qu’on me coupe les cheveux tout
de suite. [Référence au soldat ?]
195. Rêves du Troisième Reich.
196. Rêve de Londres sous une attaque aérienne.
197. Rêve de sons comme des coups de feu.
198. Rêve marquant de guerre avec des gros plans
détaillés de fusils. Je vois un tableau montrant des victimes de
violence.
" Dans une nation si nombreuse, les adultères sont extrêmement rares. La punition en est immédiate et confiée au mari : il coupe les cheveux de l’épouse, la met nue et en présence de ses proches la chasse de chez lui, puis la mène à coups de fouet à travers tout le village. " (ibid., XIX, 2)
199. Un soldat me fouette le sommet de la tête avec
un long fouet noir. Son uniforme est vert clair. Je pleurais, j’avais fait
quelque chose de mal. (Expérimentatrice)
201. J’ai rêvé de fenêtres cassées ; de gens qui
tombaient et se cassaient les os.
Répertoire : rêves de guerre (ferr., meny., plat.,
thuj., verb., visc.)
1. Je me sens presque capable de saisir l’essence de la
sensation que je viens d’éprouver. C’est une éructation ! Comme si une
bille se posait quelque part dans ma poitrine, mon estomac, mon cerveau,
et aspirait toute la matière autour d’elle dans un rayon de trois à quatre
centimètres en la comprimant de plus en plus. Elle devient dure et cassante,
puis soudain elle grossit avec une sorte de bourdonnement, devenant
progressivement moins dense et éclatant brusquement en répandant un nuage de
soulagement. Je pense que le remède est le champagne.
121. J’étais censée parler sérieusement, mais au lieu
de ça je me suis mise à rire. Je ne pouvais pas m’arrêter, le rire
bouillonnait en moi, il fallait qu’il sorte.
361. Je perçois un son faible, un bruissement,
interrompu par un bruit de crépitement assourdi qui survient quatre ou cinq
fois en une série d’accélérations rapides sur une période de deux secondes. Ça
me fait penser à un moteur à hélice qui démarre ou qui a des ratés. Le son
n’est pas dans mes oreilles, mais davantage à l’intérieur de ma tête. Un peu
comme des bulles remontant vers la surface.
603. Sensation comme si les jambes flottaient vers le
haut en direction du plafond. Sensation de pétillement.
1. Comme si une bille se posait quelque part dans ma
poitrine, mon estomac, mon cerveau…
2. Sensation d’être très vaguement consciente d’avoir
un cerveau, une sorte de sensation floue autour de la périphérie où
j’imaginais que mon cerveau se situe dans ma tête, c’est-à-dire juste
sous la surface.
3. Ma tête a fait un bond à l’intérieur en
entendant un bruit soudain.
9. Alors que j’étais debout, j’ai senti mon esprit
faire un pas en arrière.
10. Sensation d’être poussé vers l’arrière, de
flotter vers l’arrière dans l’espace, comme si je n’avais pas de poids.
11. Sensation d’être tiré en arrière et en haut
par le cou.
35. J’ai fait des bruits comme un animal, j’ai
battu des bras au lieu de battre mes enfants.
47. Je me suis vue étendue sur le sol en position
fœtale après avoir reçu une balle dans la tête, comme un cheval ou un chien.
71. Je me sens comme un animal sauvage qu’on a
enfermé.
122. Désir d’utiliser du vert et du marron en
peignant un tableau.
199. Un soldat me fouette le sommet de la tête avec un
long fouet noir. Son uniforme est vert clair.
206. Un grand homme brun avec un manteau noir,
une écharpe noire et des cheveux foncés (c’était peut-être un
noir) était dans ma chambre.
225. Rêve de deux pompiers en train de retirer deux
cadavres du sous-sol. Les corps étaient recouverts d’une peau noire et
étaient hissés.
224. Rêve d’un petit feu en forme de tipi.
225. Rêve d’un chien en feu ; d’une petite
flamme bleue autour de l’estomac ; de deux pompiers en train de
retirer deux cadavres du sous-sol.
226. Rêve de raz-de-marée.
227. (Rêve) Je devais prendre une douche. Je
cherchais la salle de bain. J’étais dans une grande maison. J’ai trouvé une
pièce avec de nombreuses douches, mais c’était une grande salle de
séjour meublée.
228. (Rêve) Ça se passait dans la cuisine de chez moi,
mais je n’y habitais pas. C’était mon ex-compagnon qui vivait là. Nous
faisions des gaufres et de l’eau coulait de la table.
127. J’ai dit " et bien, ce n’est pas trop tôt " au
lieu de dire " eh bien, c’est déjà fini ". On m’a donné le la au piano pour
que je chante et j’ai chanté la note juste, mais une octave plus haut ou
plus bas. J’ai réalisé mon erreur, mais j’ai continué à trouver très
difficile de chanter à la bonne octave.
128. Mes erreurs habituelles (de toutes sortes)
en écrivant sont devenues beaucoup plus
fréquentes.
129. J’ai écrit " red " (rouge) au lieu de " right "
(bien). Je disais un mot et j’en comprenais un autre. Mon mari a dit
" physician " (médecin) deux fois, et deux fois j’ai compris
" physicist " (physicien). Je parlais d’un patient qui a besoin de lumière et
j’ai pensé photophobie. J’ai écrit " dylexist " au lieu de " dyslexic ". J’ai
dit " amelioration occupates " (l’amélioration occupe) au lieu de " occupation
ameliorates " (amélioré par l’occupation) ; " quicked " (pressé) au lieu de
" quite " (tout à fait). J’ai dit " nerve underneath sciatica " (nerf
au-dessous de la sciatique) au lieu de " underneath thigh " (au-dessous de la
cuisse)
133. Erreurs en parlant, mauvaise prononciation.
137. Je n’arrivais pas à écrire correctement,
les lettres ne voulaient pas se former, elles étaient de tailles différentes
et tracées de façon brouillonne.
141. J’ai écrit " 99 " en pensant " 39 ". Beaucoup
d’erreurs d’audition. " Fresh food " (de la nourriture fraîche) au lieu de
" fish food " (du poisson).
142. J’ai dû recompter le nombre de cartes à
jouer que j’avais dans la main pour voir s’il y en avait cinq. C’est difficile
à expliquer, mais je l’ai impression d’être atteint de dyslexie généralisée
à tous les niveaux, comme si mon pilote automatique habituel ne fonctionnait
pas très bien. Pour des petites choses comme ouvrir un pot, je dois hésiter.
Je peux toujours les faire, mais il faut que j’hésite. J’inverse les lettres,
" chani " = " chain ", " natrue " = " nature ".
144. Je fais des erreurs d’orthographe en
écrivant, ça m’inquiète. Je dis aussi assez souvent un mot de travers.
Répertoire : erreurs en écrivant (80 remèdes, dont am-c., calc-p., cann-s., cham., chin., dulc., hydrog., kali-bi., kali-p., lac-c., LACH., LYC., nat-m., nux-m., sumb., THUJ.), en inversant les lettres (caust., chin., choco., lyc., opun-v., stram.), en inversant les mots (hydrog.), en traçant mal les lettres (am-c., galin., hydrog.), erreurs en parlant (79 remèdes, dont agar., alum., am-c., arn., bell., calc., cham., chin., cocc., dulc., kali-c., lac-c., LYC., MERC., NAT-M., puls., thuj.), en disant un mot pour un autre (diosc., lyc., stram.), en inversant les mots (calc., caust., chin., cycl., kali-bi., onop., osm., stram., sulph.), en les prononçant mal (caust.), erreurs en comptant (13 remèdes, dont am-c., crot-h., lyc., nux-v., sumb.)
132. J’ai pensé 19 heures alors qu’il était 20 heures.
135. Je confonds les dates. J’ai écrit le mauvais mois.
Répertoire : erreurs dans l’espace et le temps (anh., bor., bov., cann-i., caust., cic., glon., lach., nux-m.)
149. J’ai essayé de rechercher les relations
médicamenteuses de Lycopodium. A la place, j’ai cherché à Lachesis et
Phosphorus. J’ai réalisé que je cherchais aux mauvais remèdes.
152. Confusion entre la droite et la gauche en notant
mes symptômes.
154. J’ai mis de la lessive au lieu du produit
vaisselle.
Répertoire : confusion des objets et des idées (calc., cann-s., hyos., merc., nux-v., plat., sulph.)
145. Je répète des adverbes les uns à côté des
autres : " une musique merveilleuse jouée par ce merveilleux
musicien. Je trouve que c’est merveilleux ".
146. Des amis m’ont dit que je parle par clichés,
que je fais des erreurs d’orthographe et que je répète des phrases.
" 19922 " au lieu de " 1992 ". Je parle par clichés : " à quelque chose
malheur est bon ".
131. Absences de mémoire. J’ai essayé d’épeler
" Wimbledon ", je suis arrivé à " Wim " et ma mémoire a
flanché.
147. J’ai oublié mon écharpe et mon sac à main à
la maison. Je n’oublie jamais mon écharpe.
148. Je n’ai pas su quel chemin prendre sur une
route que je connais pourtant bien.
150. J’ai oublié d’aller chercher mon fils. Je
n’arrive pas à m’organiser. J’ai l’esprit confus.
151. Je n’arrive pas à me décider quoi acheter. Je ne
sais pas où mettre les choses. J’ai la tête dans les nuages.
153. Je suis perturbée, je cherche les choses
sans les trouver, je manque de confiance et de repères.
157. J’oublie où je mets les choses, j’oublie de
les emporter. Je ne me rappelle pas si j’ai fermé la voiture à clé ou
pas.
Répertoire : oublis de mémoire (180 remèdes), confusion d’esprit (303 remèdes).
164. Difficulté à fixer mon esprit sur ce que je
fais. Par exemple, en essayant de rassembler mes pensées pendant que je me
prépare pour mon cours du soir, en essayant de penser à tout ce que je dois
mettre dans ma serviette. Alors que je faisais mon cours, j’ai eu du mal à
me concentrer sur les étapes logiques pendant mes explications.
169. Je perdais le fil pendant les cours. Je
n’arrivais pas à comprendre un mot et je devais faire de réels efforts pour
revenir au sujet.
170. Je n’arrive pas à me concentrer. Mes
pensées vont lentement et manquent de clarté, je suis étourdi. Je n’arrive pas
à penser aux mots.
173. Difficulté de concentration. J’ai perdu mon
stylo.
174. J’ai du mal à me concentrer, je regarde par
la fenêtre. Je suis inefficace. J’ai l’impression d’être parti très loin.
175. Difficulté de concentration. Mes pensées
vagabondent pendant que je vois mes patients.
176. Je suis distraite toute la journée, j’ai
une mauvaise concentration.
Répertoire : difficulté de concentration (256 remèdes).
4. Deux fois j’ai eu une hallucination en conduisant :
une partie d’une voiture en stationnement sur la droite s’est déplacée à
travers mon champ de vision.
158. J’ai des difficultés à fixer mon attention en
conduisant avec une sensation de flotter doucement.
159. J’ai perdu le fil de mes pensées en conduisant,
j’ai failli provoquer deux accidents.
160. Courte perte de conscience en conduisant.
Ma voiture est au milieu de la route. Un coup de klaxon m’a fait retrouver mes
esprits.
162. Je conduis de façon déconcertante et je ne
m’en soucie pas, bien que je ne me sente pas en sécurité. J’ai eu peur qu’un
conducteur auquel j’avais coupé la route me poursuive.
163. Je suis sujet aux accidents à mon travail
parce que je ne fais pas attention à ce que je fais. J’ai manqué de peu un
accident en conduisant un chariot élévateur.
Répertoire : difficulté de concentration en conduisant (choco., hydrog.)
55. Je ne comprends rien à rien, ni au sens de
la vie. C’est stupide de ma part de continuer comme
ça.
176. Je me suis sentie très bête dans une
réunion parce que chaque fois que j’ouvrais la bouche, j’étais
interrompue.
173. Je fais attention, j’ai peur de faire ou de dire
quelque chose de stupide.
161. Ma maladresse habituelle avec les
couteaux a disparu.
200. Il a rêvé qu’il cassait un grand miroir
par inadvertance, puis qu’il essayait de le reconstituer morceau par
morceau.
277. Gauche, maladroite, j’ai renversé le thé.
Répertoire : renverse les objets (18 remèdes, dont AGAR., APIS, bov., nat-m., plb.)
178. J’ai été lent pendant un cours.
181. J’ai l’esprit lourd et encombré. Je suis
taciturne.
182. Je suis lent à bouger et à penser.
183. Lent à penser, lent à parler. Aversion pour
le travail mental.
184. Lourdeur d’esprit le matin, comme si
j’étais à moitié endormie.
Répertoire : lourdeur d’esprit (290 remèdes).
187. Je me suis sentie agréablement rêveuse.
188. Merveilleusement rêveuse et fatiguée en allant au
lit.
Répertoire : rêverie (apis, cann-i., gels., nux-m., op., phos., zinc.)
190. Je me sens plus claire mentalement et je
fais les choses que j’avais pensé faire.
192. Clarté d’esprit et étourdissement de 13 à
14 h (comme si je jeûnais).
193. Plus de clarté en ce qui concerne la
mémoire des noms pendant le reste de la pathogénésie.
194. Meilleure clarté dans son expression orale
et sa capacité à communiquer, clarté d’esprit en
général.
233. Rêves plus clairs que d’habitude.
Répertoire : clarté d’esprit (arg-m., ars-s-f., coff.)
Aggravation le matin et à 16 h. (235-236)
Amélioration à 16 h et le soir. (237-238)
Répertoire : aggravation à 16 h (35 remèdes, dont apis, caust., cedr., chin-s., coloc., hell., LYC., nux-v.)
Réveil à 4 h. (643-648)
Répertoire : réveil à 4 h (39 remèdes, dont lyc., mag-c., nux-v., sulph., verb.)
240. 176 jours (six mois exactement) après avoir pris la première dose, j’ai eu l’impression d’avoir pris une nouvelle dose. J’ai ressenti une aggravation de beaucoup des symptômes de la première pathogénésie.
Répertoire : périodicité de six mois (lach., sep.)
" Nourriture simple, fruits sauvages, venaison fraîche ou lait caillé ; sans apprêts, sans raffinements, ils repoussent la faim. " (ibid., XXIII, 1)
Désir de citron vert et de vitamine C (243), de jus
d’orange (244), de fruits juteux, d’oranges, de clémentines, tous les
jours à 16 h (245).
Désir de farineux ou de viande (246).
Désir de pommes de terre chaudes, bouillies, avec leur
peau (247).
Désir de sel, d’aliments salés et épicés (248-249).
Désir de nourriture simple, alors que d’habitude
j’aime les plats épicés (250).
Désir de sucré (251), de chocolat, de crème glacée
(252).
Aversion pour les aliments froids (241) et d’aspect
huileux (242).
16 symptômes (253-265), parmi lesquels :
253. Léthargie extrême et fatigue pendant
environ un mois. Je me sentais très fatiguée, très faible. J’avais du mal à
faire quoi que ce soit, je n’arrivais pas à me concentrer, ça m’était
impossible de travailler sur des cas cliniques. Sensation d’irréalité, de
brouillard, avec fatigue.
259. Grande fatigue au moment de mes troisièmes
règles. Je me traîne d’un endroit à l’autre. J’ai des douleurs aiguës qui vont
et viennent. Fatigue aggravée à 18 h.
265. Faiblesse après des exercices légers. Lasse,
épuisée. Améliorée le soir. J’avais envie de m’allonger et de dormir. Cette
sensation de grande fatigue a continué pendant la pathogénésie jusqu’au 39e
jour.
Douleur comme un bandeau de 5 cm de large autour du sommet
de la tête (308-309, 325).
Lourdeur du front (312), de l’occiput (314).
Douleur de pression dans les tempes (323-325, 339)
et dans le front (322, 327).
Douleurs aiguës (329, 333-336), fulgurantes (330),
déchirantes (331), piquantes (332), en coup de couteau (337),
battantes (339-340).
Sensation de froid dans les yeux (342-343).
Sable dans les yeux (344-346, 348).
Douleurs brûlantes (352-353, 355).
Craquements (358-359), crépitements (361), bourdonnements (1, 368).
Ecoulements clairs (374-376).
Eternuements (378-381).
Boutons (385-387), rash (389-391).
Bouche sèche (398-401).
Goût métallique (411-412).
Salivation augmentée (409-410).
Ulcères (402-403).
Appétit diminué (427-430), augmenté (431-434).
Soif d’eau froide (448-451).
" A l’égard de la soif, ce n’est pas la même tempérance :
si on encourage leur ivresse en leur donnant à boire autant qu’ils le
désirent, on ne les vaincra pas moins aisément par les vices que par les
armes. "
(ibid., XXIII, 2)
" Pour boisson, un liquide fait avec de l’orge ou du blé, à qui la fermentation donne quelque ressemblance au vin. " (ibid., XXIII, 1). On a retrouvé des dépôts de cette boisson : il s’agissait d’une préparation alcoolisée semblable à de la bière ; elle était faite d’orge, de baies de canneberge, de myrte et de miel. (Note du commentateur)
Eructations (436-445), 10 symptômes parmi lesquels :
439. J’ai roté comme un damné.
444. Éructations avec un goût de bière blonde.
Désir de vin (446-447, voir 96).
Nausées (458-464), 7 symptômes parmi lesquels :
460. Nausée après avoir bu de la bière blonde
qui dure jusqu’au moment du coucher.
Vomissements (465-466).
Diarrhée (478-480).
Flatulences (478, 484-485).
Selles molles (475, 481-482, 491-492).
Douleur rectale (487-490).
Leucorrhée brune (512-513) ou jaune (514,
516-517).
Prurit vulvaire (517-520).
Règles en avance (522, 524-525), plus courtes
(523, 526), plus longues (528).
Douleurs aiguës comme par des aiguilles brûlantes
(536-537).
Désir sexuel augmenté (544), sensations sexuelles
plus intenses (546).
Toux sèche (553-558).
Douleurs dans les seins (567-569, 571-574).
Sensation de grosseur dans la poitrine (578-580).
Douleurs aiguës dans l’omoplate (droite ou gauche) (590-592, 612, 635).
Réveil entre 3 h 30 et 6 h, particulièrement à 4 h, sans pouvoir se rendormir (643-648).
Bâillements constants (653, 656), paroxystiques (654), provoquant des crépitements dans les oreilles (655).
Peau grasse (671, 673), huileuse (672).
De par la richesse et surtout l’intensité de ses symptômes, Germanium metallicum apparaît comme un remède important, voire de premier ordre, ainsi que le suggérait Jeremy Sherr en conclusion de sa préface. De fait, on comprend mieux après lecture des symptômes les raisons pour lesquelles la pathogénésie a été vécue de façon si éprouvante par les expérimentateurs, mais aussi en quoi ce remède répond à certains traits particuliers du tempérament sensible qui jusque là n’étaient pas couverts par d’autres remèdes, loin s’en faut. C’est par leur importance, tant en raison de la fréquence avec laquelle on les retrouve chez nos semblables que de l’intensité de leurs manifestations, que ce remède est appelé à jouer un rôle essentiel dans la thérapeutique homéopathique d’aujourd’hui. A l’aide des différents thèmes exposés ci-dessus et des symptômes les plus saillants qui les caractérisent, il est désormais possible de dresser un portrait dynamique du type sensible à Germanium.
Enfermé dans ses pensées qu’il ne parvient plus à contrôler et dont le flux incessant finit par le rendre fou, le sujet perd peu à peu le contact avec la réalité extérieure (sensation de flottement, de confusion) jusqu’à perdre conscience de lui-même et de son identité (" je ne suis personne "). Le moi devient chaotique (" il faut que je me réconcilie avec ces parties de moi "), la perception du schéma corporel s’altère (" j’ai l’impression de ne plus avoir de mains "). Coupé des autres et du reste du monde, il se réfugie dans la solitude et ne peut plus exprimer son désespoir que par des larmes. La progression des symptômes montre bien les différentes étapes du développement de la dépression psychique, en particulier le sentiment de totale impuissance face à cet état et la conviction qu’il ne saurait en quelque sorte en être autrement puisque le sujet se croit voué au malheur.
Parvenu au fond de sa souffrance, il prend alors conscience d’une force qui se trouve en lui et qui, selon toute vraisemblance, n’est autre que celle présente en chaque être lorsqu’il se trouve en danger, à savoir l’énergie de survie, l’autre versant de l’énergie sexuelle7. On notera qu’à ce point de vue, outre des rêves érotiques et de viol, certaines expérimentatrices ont rapporté une intensité accrue de leur activité sexuelle. De même, on constate que la prise de Germanium a parfois renforcé cette même énergie puisque certains ont fait état d’une plus grande activité ou d’une conscience plus aiguë de la réalité. Ancrée au plus profond de notre être — il s’agit de l’énergie " racine " —, c’est celle qui, outre qu’elle assure notre descendance et notre sauvegarde, nous relie aux profondeurs inconscientes de notre lignée jusqu’à ses origines mêmes. Il s’agit, en astrologie, de l’énergie régie par Mars, en tant que celui-ci possède la maîtrise du signe du Scorpion.
Poussé par les forces réactionnelles de son inconscient, le sujet devient irritable, anxieux, il se vexe facilement. Son agressivité s’exprime par des colères soudaines et violentes que parfois il laisse éclater aux dépens des autres, le plus souvent il parvient à grand peine à contenir. A ce point de vue, Germanium apparaît comme un des grands remèdes de colère rentrée et rivalise de ce fait avec ceux bien connus dans cette indication, notamment Staphysagria. Selon Jeremy Sherr, Germanium serait à considérer en tout premier lieu dans ce type de cas, ainsi que le confirme le Dr Michel Zala. Au stade suivant, l’agressivité se mue en violence, violence que le sujet perçoit autour de lui et dont il a peur, mais surtout qu’il retourne contre lui-même. Là aussi Germanium apparaît comme un remède de choix, les principaux remèdes n’apparaissant qu’au 2ème degré à la rubrique " colère contre soi-même ".
De fait, on ne sera guère étonné de ce que le germanium puisse avoir été utilisé pour combattre certaines maladies auto-immunes, c’est-à-dire celles-là mêmes qui mettent en œuvre les ressources du système immunitaire pour porter atteinte à la vie du sujet. En effet, dans ce genre de maladies tout se passe comme si l’énergie de défense de l’individu ne reconnaissait plus l’identité du sujet dont elle était supposée préserver l’intégrité. Cela pourrait se comprendre dans la mesure où, dans le cas qui nous occupe, c’est l’individu lui-même qui a perdu la conscience de son " identité de souche ". Quant aux enfants atteints par ces maladies, il est possible que cette " identité de souche " ait été porteuse d’une problématique non réglée par les ascendants.
Un élément qui caractérise tout particulièrement le mode réactionnel du sujet, c’est son hypersensibilité à l’opinion des autres, comme s’il cherchait — et redoutait de trouver — chez autrui la confirmation de sa déchéance psychique et morale supposée. Eu égard au nombre de symptômes rapportés, il ne fait guère de doute que Germanium doit être considéré comme le premier remède auquel il faudra songer lorsqu’on retrouvera ce type de symptôme. Alors qu’il a plus que jamais besoin de reconnaissance et d’amour, le sujet ne sent précisément plus aimé, et surtout croit qu’il ne peut pas l’être tant il a le sentiment d’être méprisable. Il se pense médiocre, voire nul, il estime être un raté dont la vie peut se résumer à un échec total, et de ce fait ne s’accorde plus même le droit de vivre. Alors qu’il se retrouve dans un état de dévalorisation totale, plutôt que de songer à se supprimer (aucun symptôme ne fait expressément référence à des pensées suicidaires), il ne tarde pas à adopter une conduite sacrificielle, laquelle n’est autre qu’une expression inconsciente de la violence retournée contre soi, mais en l’occurrence déléguée à autrui, et de ce fait attendue et redoutée.
Cette logique de sacrifice se révèle d’abord par une peur d’être dévoilé comme s’il avait commis une faute aussi impardonnable qu’imaginaire, par une mauvaise conscience qu’aucun fait réel ne vient justifier. Il se trouve donc entraîné dans une culpabilité de tous les instants qui ne saurait trouver d’issue que dans une punition sévère, néanmoins considérée comme méritée par le sujet. En effet, c’est bien l’attente d’être dévoilé, d’être désigné comme coupable qui l’emplit d’angoisse, tandis que la perspective de la punition elle-même tendrait à le soulager du simple fait qu’elle met fin à la souffrance générée par cette même angoisse. Pour preuve, une expérimentatrice se dit " presque contente " de s’être vue exécutée d’une balle dans la tête, alors qu’une autre reconnaît " tout " et veut aller en prison après avoir été arrêtée par la police. Du soulagement opéré par la punition on peut déduire qu’il existe dans ce remède une composante masochiste, puisqu’ici la victime craint le bourreau tant qu’elle ne le voit pas, mais s’y soumet sans résistance sitôt qu’il apparaît.
On peut également concevoir une autre explication de ce processus, à savoir que la sensibilité exagérée à l’opinion des autres constitue en soi une tentative inconsciente de retrouver son identité. En réalité, c’est de la perte de cette dernière dont le sujet s’accuse, car " n’existant " plus réellement, il n’a plus sa place au milieu des siens. De ce fait, la punition est perçue comme libératoire dans la mesure où elle lui permet de retrouver une identité, fût-ce celle d’une victime. Ceci nous amène à considérer le sujet sous une autre perspective, celle de ses relations à autrui, vu que jusqu’ici l’essentiel se jouait dans son imaginaire.
Afin d’apaiser son anxiété et de se protéger vis-à-vis du monde extérieur, il évite d’être surpris en tant que ce qu’il croit être devenu et devient indifférent à son environnement : il ne ressent plus d’émotions, se détache des autres autant que du souvenir qu’il a de lui-même, et finit par s’éloigner. Ce sentiment d’éloignement se révèle tout à fait caractéristique du remède, ainsi qu’en témoignent les cas cliniques exposés ci-après. Le sujet refuse de communiquer, évite le contact et recherche la solitude. Il renonce à son besoin d’amour et de tendresse car, outre qu’il se croit indigne d’être aimé, il se sent également incompris et cette frustration le conduit à transformer son besoin affectif en haine silencieuse, exprimée ici sous forme de jalousie ou d’aversion envers ceux qui paraissent heureux et bien intégrés (une collègue qui réussit bien dans la vie, de jeunes parents accompagnés de leurs enfants).
A cet égard, c’est bien la perte de son identité familiale et sociale qui semble dans le fond l’affecter le plus. Se trouvent en effet mis en évidence ses préoccupations vis-à-vis de ses enfants et de leur éducation, dans lesquelles transparaissent surtout les notions de devoir et de responsabilité, ses liens avec les autres membres de sa famille (mari, belle-mère, sœur, frère), son attachement à sa maison, qu’il songe parfois à quitter pour en trouver une autre plus sécurisante, enfin son rapport à l’argent, lequel peut venir à manquer (" je me demande comment je vais m’en sortir financièrement "), voire ne pas lui appartenir (" j’avais volé un peu d’argent ") ou ne pas être utilisable (" c’était de l’argent suédois "). Mais du fait même qu’il s’est déconsidéré à ses propres yeux en raison de sa médiocrité ou de sa faute supposée, cette place dans la famille, et plus encore dans la société, qui jusque là lui accordait son identité et donnait un sens à sa vie, se trouve irrémédiablement compromise. De fait, il est devenu un paria, un déclassé qui ne se reconnaît plus comme faisant partie de la société, c’est pourquoi il s’assimile à un monstre ou à un extra-terrestre. A ce titre, il se considère comme étranger (on peut supposer que les nombreuses références à l’étranger correspondent à une projection de lui-même) et se trouve de ce fait susceptible d’être rejeté, chassé, expulsé par ceux qui auparavant étaient ses semblables. Du reste, l’étranger apparaît ici comme le " tout autre " : il est vêtu de noir, il est peut-être noir lui-même et il fait peur, parce que différent et inconnu. Cette notion de coupure avec ce qui n’est pas soi ne peut manquer d’évoquer une transposition sur le plan social de la réaction auto-immune qui se joue sur le plan cellulaire. On peut à la rigueur la retrouver dans les bulles qui remontent à la surface, dans la sensation de pétillement associée aux jambes qui flottent vers le plafond, dans le rire qui bouillonne et qui doit sortir, ou encore dans les nombreux symptômes d’éructations : il s’agit toujours de l’expulsion de l’élément étranger, en l’occurrence l’élément gazeux par rapport à l’élément liquide.
Dès lors, le sujet se trouve livré à lui-même et perd le peu de moyens qui lui restent : il ne parvient plus à se concentrer, commet des erreurs en écrivant et en parlant, ne comprend pas ce qu’on lui dit, sa mémoire disparaît, il perd ses repères et ne parvient plus à trouver son chemin. N’étant plus relié aux autres, son énergie vitale s’épuise, d’où la fatigue intense ressentie par de nombreux expérimentateurs. Traqué comme un animal, dénué de forces et ressources, il en est réduit à voler pour survivre (il ne vole qu’un peu d’argent, ou bien ne sait pas encore ce qu’il va voler), mais ne tarde pas à être arrêté par la police. Dans le meilleur des cas il va en prison, dans le pire il est condamné à mort par pendaison (sensation d’être tiré en haut et en arrière par le cou) ou abattu d’une balle dans la tête. Ce sont du reste ces modes d’exécution sommaire que les nazis employaient pendant la Seconde guerre mondiale pour semer la terreur parmi les populations civiles dans les territoires occupés. Si le sujet est une femme, celle-ci pourra être punie en subissant un viol collectif (" en danger d’être violée, plusieurs hommes nus autour de moi "), ce qui équivaut à la négation même de la personne puisque celle-ci se trouve ravalée au rang d’objet, ou bien être fouettée par un soldat. Au sujet de ce dernier symptôme, on notera que le sort réservé aux femmes adultères chez les Germains n’est pas sans rappeler celui infligé aux françaises " collaboratrices " qui s’étaient compromises avec l’ennemi pendant l’Occupation (cheveux rasés et exhibition dans les rues de la ville). Il n’est guère étonnant que dans un tel contexte de violence et d’inhumanité aient été rapportés des rêves de guerre et de destruction. A cet égard, les rêves du Troisième Reich, outre qu’ils font référence implicitement, mais néanmoins directement, au nom même du remède, et plus particulièrement à la période la plus tragique de l’histoire de l’Allemagne, résument à eux seuls le climat oppressant qui semble avoir baigné tout le déroulement de la pathogénésie.
La référence au texte de Tacite, pour anecdotique qu’elle soit, m’est apparue intéressante à plusieurs titres. D’une part parce qu’il se trouve, malgré l’absence de lien apparent entre les signes pathogénésiques d’un remède homéopathique et l’histoire antique, en particulier s’agissant de barbares, que certains passages de ce récit semblent se rapporter précisément à des situations réellement vécues par les expérimentateurs, en particulier pour ce qui est des liens familiaux et des lois qui régissent la communauté. En effet, l’œuvre de Tacite permet d’imaginer à deux mille ans de distance quelles pouvaient être les conditions de vie de ces peuples farouches et belliqueux, confrontés à la rudesse d’un climat rigoureux et pour lesquels la cohésion et l’homogénéité du groupe étaient considérées comme primordiales. On comprend mieux dès lors l’état de détresse absolue de celui qui avait été exclu du groupe et qui, ne pouvant trouver ailleurs le moyen de poursuivre son existence (cf. le désir de recommencer sa vie rapporté par les expérimentateurs), n’avait d’autre choix que de se livrer au châtiment ou de mettre fin à ses jours. Plus généralement, la coexistence dans la pathogénésie de l’étroitesse du lien familial et de la violence des rapports sociaux se retrouve dans le texte de Tacite, qui rapporte que, s’agissant " d’affaires publiques ou privées, ils ne font rien sans être en armes " (XIII, 1), ou encore qu’à la bataille les soldats " peuvent entendre les hurlements des femmes et les vagissements des nourrissons ", vu que celles-ci se tiennent près du champ de bataille pour les encourager (VII, 3).
D’autre part, le rapprochement d’avec La Germanie permet de saisir l’origine de certains traits qui caractérisent nos voisins d’outre-Rhin, comme par exemple leur goût pour la bière ou pour la nourriture simple et nourrissante exprimé dans la pathogénésie. Il éclaire enfin les démons enfouis par des siècles de civilisation qui, à la faveur de certaines circonstances, ressurgirent d’un passé lointain pendant la période du Troisième Reich, telles la haine de l’étranger et l’expulsion, la déportation puis l’extermination de ceux désignés comme parias. On retrouve en effet dans le texte de Tacite le prix accordé par les Germains à la préservation de leur race vis-à-vis de tout apport génétique extérieur. A ce point de vue, leur plus grande hantise était la captivité, " qu’ils redoutaient beaucoup plus vivement pour leurs femmes " (VIII, 1) vu que c’est par elles que risquait de s’altérer leur " identité de souche ", c’est-à-dire l’essence même de leur origine. Il faut en effet garder en mémoire le fait qu’ils se pensaient issus en ligne directe de Mannus, l’homme originel. Du reste, on peut voir dans les symptômes décrivant une sensation de poussée en arrière le rappel du désir identificatoire de retour à l’origine.
Il s’agit donc bien du mythe de la race pure8 que reprirent à leur compte les nazis pour l’ériger en élément central de leur doctrine, et l’on sait à quelles extrémités cela les mena. Il y a quelques temps encore, ces mêmes démons se sont à nouveau manifestés, cette fois à l’égard des Turcs, dans certaines villes de l’ex-Allemagne de l’Est. A ce propos, on ne peut manquer d’établir un rapprochement entre l’incendie volontaire de maisons occupées par des familles turques au milieu des années 90, qui coûta la vie à plusieurs personnes, et le rêve de deux pompiers en train de retirer d’un sous-sol deux cadavres recouverts d’une peau noire (on peut du reste se demander s’ils sont calcinés ou si les victimes sont de race noire).
Pour toutes ces raisons, entres autres la rusticité des mœurs, le goût des armes et de la guerre — Tacite dit des Germains qu’ils " n’ont ni ruse, ni finesses " (XXII, 4) —, l’attribution par Ptolémée de la Germanie au signe du Bélier se trouve apparemment justifiée. Or le Bélier, le premier des douze signes du zodiaque, symbolise l’énergie primordiale, instinctive et pure. Pour cette raison, il se rapporte à l’élan vigoureux, à la décision irréfléchie, à la force et au courage, au désir et à la colère, au chef, au sang, au fer, aux armes et à la guerre. Dans le corps humain, il symbolise la tête, et particulièrement le front, tandis que Mars, la planète qui le régit conjointement au Scorpion, désigne le cerveau en tant que celui-ci commande aux autres organes. Il n’est par conséquent pas étonnant que tant de symptômes (37 en tout) se rapportent à la tête et que le cerveau ait fait l’objet de sensations particulières.
Si le sujet sensible à Germanium se sent impuissant face à son désarroi et qu’il a perdu toute estime de lui-même, s’il s’est éloigné des siens et qu’il est devenu un paria, s’il est devenu incapable de communiquer et qu’il se sent accablé par une lassitude extrême, c’est qu’il a perdu sa force identitaire, l’énergie originelle issue de la souche qui unit les membres d’une communauté, et c’est cette perte qui entraîne celle de l’identité personnelle. En effet, il n’est pas inutile de rappeler que c’est précisément à la perception instinctive de cette force que les individus se reconnaissent entre eux, et c’est ce qui de tous temps a marqué la différence entre les forts et les faibles.
En conséquence, Germanium sera susceptible de s’adresser plus particulièrement aux personnes issues de minorités ethniques, religieuses ou sociales faisant ou ayant fait l’objet dans le passé de discriminations ou de persécutions, et qui portent en elles la mémoire des souffrances endurées du fait de la population majoritaire ou de l’envahisseur. Bien plus, il conviendra de porter une attention particulière à celles qui, issues de ces mêmes minorités, ont choisi (ou dont la famille a choisi) de se désolidariser de leur communauté en rompant le lien identitaire, par exemple religieux ou culturel, afin de se mettre à l’abri face au retour éventuel d’une forme quelconque d’exclusion, mais sans pour autant être parvenus à s’intégrer réellement au sein de la société majoritaire. De cette situation résulte souvent une grave crise d’identité puisque le sujet se sent exclu à la fois par les deux communautés. Ce remède intéressera également ceux qui, directement ou au travers de leurs ascendants, ont subi un échec familial ou social et qui de ce fait se sont sentis rejetés, ce qui les aura amenés à s’éloigner de leur famille, de la société et plus encore d’eux-mêmes.
L’homéopathe néerlandais Jan Scholten a vu dans le type sensible à Germanium l’image d’une personnalité conservatrice, respectueuse des lois, privilégiant la forme plutôt que le fond, occupant volontiers un poste de fonctionnaire dans lequel elle se dérobe aux responsabilités par crainte de l’échec. Si aucun symptôme de la pathogénésie ne vient corroborer cette thèse, certains homéopathes l’ont vue néanmoins confirmée en pratique. On peut en effet supposer que si le sujet adopte ce type de comportement, ce n’est pas par identification à la règle, mais bien par désir de s’assurer de leur intégration, et de ce fait repousser aussi loin que possible le spectre de l’exclusion.
Femme de 50 ans, traitée sans résultat par homéopathie (plus de 40 remèdes successifs… dont Sep., Graph., Merc., Anac., Carc., Staph., Med., Merc., Plat., Hyos., Chin.)
Femme de 40 ans, bavarde. S’exprime d’une voix monotone, comme plaintive. Elle s’assoit en gardant son manteau et très loin de l’homéopathe.
Depuis deux ans, syndrome de fatigue chronique et dépression sévère.
Vient d’être hospitalisée six semaines : tous les examens sont négatifs.
Nathalie, 12 ans, amenée par sa mère le 28 février 1996.
Dès l’abord, elle semble enfantine, secrète et très mal dans
sa peau. Il lui faudra un an pour commencer à parler vraiment d’elle.
Nathalie recevra, avec un effet partiel (une dose à chaque
prise) : Plutonium nitricum 200 K, Hyosciamus niger 200 K puis XM
K, Ammonium muriaticum 200 K, Drosera rotundifolia 200 K puis XM K
(le 27 septembre 1997).
Chacune des prises va apporter un plus : le sommeil se
normalise, les cauchemars cessent, Nathalie s’ouvre, discute plus avec ses
parents, ses profs et ses condisciples… Elle sera même élue déléguée de classe.
Elle accepte le décès de la chienne, les engueulades paternelles, ses (rares)
échecs scolaires, elle n’est plus stressée à l’école. Reste le facteur durée…
22 juin 1998
Vu les effets de la prise précédente, de nouveau Drosera rotundifolia XM K, une dose.
25 août 1998
Prescription sur la Matière Médicale : Germanium metallicum 200 K, une dose.
28 octobre 1998
Germanium metallicum 35 K, une dose en réserve.
10 mars 1999
Germanium metallicum 70 K, une dose.
10 mai 1999 (coup de téléphone)
Germanium metallicum 200 K, une dose, sera efficace en moins de 24 heures.
22 mars 2000
Germanium metallicum MK dans de l’eau, trois soirs de suite (selon la mère, en quelques jours, action globale).
RAS mi-novembre 2000.
Mme M. Ar consulte le 04/02/88 avec un tableau général de Silicea :
Frileuse, se sent très mal quand elle a froid, n’aime pas le temps de neige ni la neige, " c’est la mort ". Tousse en se nettoyant les oreilles. Voilà pour Silicea. En plus : spasmophilie.
Mais le symptôme mental principal que j’appelle de l’écureuil évoque Stannum : " Pour être bien il faut que j’aie des stocks, en vivres ou en argent, par prudence. Mon mari ne le sait pas, mais quand j’ai tout mon petit stock de légumes, de pommes de terre, je suis ravie, c’est un plaisir pour moi. Je ne dis rien à mon mari parce qu’il se moque de moi (ce qui dit à la fois l’importance du symptôme de l’écureuil et la sensibilité au regard d’autrui). Ce qui me fait le plus peur dans la maladie, c’est de ne plus pouvoir subvenir à ses besoins. "
En plus, une sensation as if spécifique de Stannum : impression que l’armoire s’éloigne et qu’elle-même devient minus. (En fait, dans Stannum, c’est l’objet qui devient petit par éloignement). Me rappelant ce que le Dr Mureau m’avait appris, " quand on pense clairement à deux remèdes, c’est un troisième qu’il faut donner ", je me creuse la tête. J’aurais pu penser à un genre de Stannum silicicum, mais ça n’existe pas. A l’époque, on parlait du germanium comme remède utile contre les infections. Au Tableau de Mendeleïev, entre Silicea et Stannum.
Elle a tout de suite été très bien. Elle n’a plus de
spasmophilie, plus de toux, plus de sinusite, tout va bien. Elle n’a plus eu
l’impression que l’armoire s’éloigne et qu’elle-même devient minus. Elle a
arrêté de fumer.
Elle reprendra Germanium en 100 CH le 2/5/88 après une
fracture du bras, en XM le 18/7/88après la mort de la belle-mère et
l’accueil à la maison du beau-père jamais satisfait de rien.
100 CH en septembre pour un rhume, puis en XMle
14/11/88 pour de la toux qui va vite s’atténuer, après retour passager
d’anciens symptômes : douleur du genou comme dans le RAA, à la vertèbre de
l’abcès vertébral.
Ayant maintenant étudié Germanium, je relis la
première conversation que nous avions eue, et je note des thèmes de Germanium :
Comme elle me voyait réfléchir longuement pour me décider à donner un remède, elle me dit :
Sensation qu’elle-même devient minus.
" Mon mari, un mariage d’amour, un coup de foudre.
J’ai toujours vécu pour mes enfants et petits enfants, c’est
quand ils sont autour de moi que je suis vraiment heureuse.
Mon grand-père a fait un cancer du foie en 15 jours à
l’arrivée des Allemands. Mon père est mort des suites d’une blessure. Mon frère
est entré dans la Résistance. Un matin, il m’a emmenée voir des cadavres
d’Allemands. J’étais tellement haineuse que j’étais presque contente de voir ce
cadavre défiguré par les balles. Encore, quand je vois des touristes allemands,
je ne peux pas les entendre parler. Pourtant je ne suis pas rancunière, je me
mets rarement en colère. Je ne m’extériorise pas. "
" Je me contrarie pour le moindre reproche, la moindre réflexion de mon mari. Je le prends mal, jusqu’à avoir envie de mourir. " (En relation avec le rêve du travail négligé dans Stannum.)
Angoisse dans une pièce noire, impression d’être dans un cercueil, isolée de tout, un vivant dans un cercueil.
" Je suis pleinement heureuse au milieu de mes petits
enfants. "
" A 40 ans, j’ai pris en garde un enfant, j’ai fait une
petite dépression quand on me l’a retiré, alors le docteur a dit : il ne faut
plus qu’elle garde des enfants, car elle fera une dépression chaque fois en
devant les quitter. "
" Pour ma bronchite, le docteur me dit de m’arrêter de fumer.
Ça m’ennuie, il me semble que ne plus fumer, c’est rompre quelque chose avec mon
père qui fumait. Je ne peux l’expliquer à personne, je le dis à vous. "
Je la revois le 12/1/89 : " Une bonne année, ah ! formidable,
je revis, incroyable à tous points de vue, c’est pas possible.
J’ai perdu ma chienne que j’adorais, mais ça ne m’a pas
perturbée, je l’ai bien accepté.
J’ai beaucoup de soucis au point de vue argent à cause de mon
fils qui a changé de situation, mais je les accepte mieux.
Je ne me reconnais pas, j’ai beaucoup plus de tonus. Je me
suis même disputée avec mon mari à cause de ça (il lui a fait des reproches) et
je n’ai pas déprimé.
Je me raisonne dans mon anxiété, ce qui autrefois ne servait
à rien.
Ma fille m’a dit : " Tu changes. Quand Papa te fait des
remontrances, tu te défends au lieu de déprimer. "
Elle prendra encore Germanium 10 000, 10 039, 10 042
durant 89 et 90, à l’occasion d’un peu de fatigue, de quelques douleurs, de
céphalées, toujours avec la même efficacité. On ne parle plus ni de sinusite, ni
de bronchite, elle va très bien.
Le 16/7/90, elle m’annonce qu’ils sont obligés de vendre leur
maison pour régler les affaires du fils, ils partent dans le Sud.
" C’est dur de quitter mes fleurs, mon jardin. Je veux rester
en contact avec vous " (elle pleure).
Elle reprendra par la suite Germanium 10 060, puis 10
075, puis 10 100, et encore 10 075, ce qui lui permettra de passer des
évènements douloureux, le déménagement, la mort de la deuxième chienne, pire, le
cancer de sa fille.
Elle fait toujours des petites réserves : " Ce n’est plus si
fort qu’avant, je suis devenue nettement raisonnable. Je suis dans la normale,
toute femme doit avoir ce qu’il faut, ça ne devient pas une idée fixe. Je crois
qu’en tout je suis devenue raisonnable, je suis plus équilibrée, certainement. "
La dernière consultation date de juin 91, où mon remplaçant
de l’époque lui a redonné Germanium 10 075. Pas de nouvelles depuis.
Remerciements aux Docteurs Geneviève Ziegel, Christian Julien et Michel Zala.
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