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Ustilago
maydis, le charbon du maïs, est une variété de champignon parasite
sapparentant sur le plan métabolique à lergot de seigle. Il existe plus de
300 espèces de charbon qui tous détruisent les graines des plantes, généralement en
pénétrant à lintérieur. Ils contaminent essentiellement les cultures et en
particulier les céréales.
Le charbon à ustilago
apparaît sur lhôte infecté sous forme de taches noires correspondant aux grandes
quantités de spores émises par le mycélium. Ces spores sont dispersées par le vent et
peuvent contaminer les autres plants. Parfois les spores se fixent aux graines et
infectent ensuite la plante en train de germer, tandis quun mycélium se développe
à lintérieur de la graine, laquelle reste en vie. Il sétend ensuite aux
tubercules des fleurs et détruit les grains de maïs qui se remplissent dune poudre
noirâtre composée de spores. Ustilago maydis produit alors à partir des feuilles
et de la tige des excroissances vésiculeuses qui peuvent atteindre plus de 20 cm. Lorsque
celles-ci parviennent à maturité, elles souvrent brusquement en se déchirant et
libèrent les spores que le vent disperse.
Il existe un risque
dempoisonnement chez les personnes qui ont consommé de la farine de maïs infecté
par le charbon à ustilago : sensations de brûlure, prurit, hyperémie, acrocyanose
et dème des extrémités. Certaines tribus indiennes dAmérique du Nord
utilisaient Ustilago comme abortif. Madaus rapporte que cet usage a également eu
cours en Serbie. De même, les femelles des animaux avortent fréquemment quand elles en
mangent. Roullin avait aussi noté que, chez les hommes comme chez les animaux, la
consommation dustilago provoquait la chute des cheveux et des poils ainsi parfois
que celle des dents, que les mules qui en étaient nourries perdaient leurs sabots et que
les volailles pondaient des ufs sans coquille.
On obtient des spores de ce
champignon un extrait fluide employé à raison dun demi-gramme comme hémostatique
et analgésique. La cendre contient des taux élevés de potassium, de magnésium, de
phosphore et de silice.
Lorigine du mot ustilago
est latine : on trouve ustilago chez Apulée avec le sens de « chardon
sauvage ». Si ce mot désigne aujourdhui tout autre chose, on ne peut manquer
de faire le rapprochement entre « chardon « et charbon ». Par ailleurs,
les mots latins les plus proches sont le nom ustilatio (ou ustulatio), qui
signifie brûlure, partie brûlée, et le verbe ustilare (ou ustulare) qui
signifie brûler, flamber. On relève encore ustor (brûleur de cadavres), ustrina
(lieu où lon brûle un corps, combustion). Tous ces mots dérivent du verbe urere
qui signifie « brûler » sous différentes acceptions, telles que par exemple
brûler une terre (en parlant des rayons du soleil), consumer par le feu (un mort, une
maison), brûler damour etc. Un de ces sens retient plus particulièrement notre
attention puisque ce verbe est employé par Virgile et Pline lAncien pour parler des
ravages de certaines plantes, ce qui nous rapproche davantage du parasite des céréales
que du chardon.
Lappellation anglaise du
charbon du maïs est corn smut, or smut signifie aussi tache ou flocon de
suie. Le Petit Robert donne de la suie la définition suivante : noir de
fumée mêlé dimpuretés que produisent les combustibles qui ne brûlent
quincomplètement. (Notons pour mémoire le troisième sens du mot smut :
insanités, cochonneries
) Léquivalent allemand est le mot Maisbrand,
où Brand peut également signifier « incendie » ou
« cuisson ». Enfin, le russe emploie le mot "golovnya", qui
a pour deuxième sens tison, fumeron. Le Petit Robert définit le tison comme le
« reste dun morceau de bois, dune bûche dont une partie a
brûlé » et le fumeron comme « un morceau de charbon de bois
insuffisamment carbonisé et qui jette encore de la fumée ». On constate donc que
dans ces différentes langues, à linstar du français, le mot qui désigne le
charbon des céréales, tout en ayant une racine qui lui est propre, possède un autre
sens désignant le produit dune combustion plus ou moins complète. Sans doute
faut-il voir là une analogie avec laspect noirâtre de la poudre qui
séchappe des vésicules, assez comparable à de la cendre. Cest du reste
cette poudre qui est utilisée pour les pathogénésies.
Ustilago maydis a été
introduit et expérimenté par Burt sur 5 expérimentateurs, puis par Hoyne sur 7
personnes (prise unique dun granule en D2). Lexpérimentation dAllen est
considérée comme fragmentaire
MATIERE MEDICALE
Burt définit ainsi le type
sensible : « agit de préférence sur les sujets de constitution grande et
mince et sur ce quon pourrait appeler les phtisiques ; affecte aussi
favorablement les femmes très lymphatiques à peau claire ou blanche ».
Mental
Tendance lascive (1er
degré).
Pensées sexuelles (2ème degré).
Fantasmes et rêves lascifs (à cause dun orgasme de
sang) ; avec spermatorrhée.
Aversion pour la compagnie. Recherche la solitude pour se masturber (bufo,
sep.).
Irritabilité ; après une émission séminale avec douleur sourde dans la région
lombaire ; quand on linterroge ; quant on lui parle ; à la
ménopause.
Tristesse après les règles (ferr., alum., chin., hell., saponinum,
sil.) ; après une émission.
Pleurs fréquents ; pleurs après une émission (seul remède avec
hippomanes).
Tendance suicidaire (par noyade).
Insomnie.
Sommeil agité.
Rêves pénibles.
Rêves érotiques ; avec émission.
Rêves de déceptions (cann-s., ign., rumx.).
Vertige
Vertige avec taches
blanches devant les yeux (remède
unique).
Vertige à la ménopause (con., crot-h., glon.,
lach., sang., trillium pendulum).
Vertige lors des règles ; lors de
règles abondantes (RU) ; après
les règles (agar., ant-t., con., nat-m., puls.).
Tête
Sensation de plénitude
dans la tête, aggravée le matin et en marchant.
Céphalée frontale sourde, pressante, aggravée en marchant.
Sensation comme si le front allait éclater ; comme si le vertex était contracté.
Douleur sur le sommet et le côté de la tête ; à la ménopause.
Sensation comme si le sommet de la tête allait se détacher.
Céphalée congestive avant et pendant les règles.
Céphalée aggravée en roulant en voiture.
Sécrétion poisseuse qui emmêle les cheveux.
Sérum aqueux suintant en permanence du cuir chevelu avec chute des cheveux par régions.
Cuir chevelu sec, chaud et congestionné, avec chute des cheveux par régions.
Croûtes de lait.
Yeux
Douleur des globes oculaires avec
beaucoup de larmoiement ; au grand air.
Douleur sourde dans le globe oculaire droit.
Sensation de chaleur dans les yeux en
les fermant (cor-r.).
Mouvements saccadés des yeux ; ils semblent tourner en cercles et aller dobjet
en objet. Tourbillon devant les yeux (apis, atro., eug., glon., kali-c.,
pic-ac., verat.) ; diplopie ; pendant le vertige
(RU).
Taches blanches devant les yeux pendant
le vertige (RU).
Oreilles
Douleur sourde et constante dans
loreille gauche due à lextension de linflammation de lamygdale.
Nez
Sécheresse des narines, comme en
prenant froid.
Rhinite avec goût amer et odeur nauséabonde remarquée par le patient lui-même.
Épistaxis.
Visage
Chaleur brûlante du visage et du
cuir chevelu due à la congestion.
Bouche
Douleur pressante dans la langue
(astac., chin., ham., merc.).
Picôtement dans la langue et impression quil
y a quelque chose à sa racine qui exerce une pression vers le haut (carb-v.).
Salive très abondante de goût douceâtre et amer.
Goût cuivré dans la bouche (merc., ran-b.).
Gorge
« Les amygdales semblent
être son point faible. Elles sont congestionnées et enflées. Lamygdale gauche est
particulièrement touchée. Elle paraît grosse et foncée et la douleur est intense en
avalant. Elle est lancinante et sétend de lamygdale à loreille. La
gorge est sèche et il y a la sensation dune boule derrière le larynx qui
loblige à déglutir en permanence ». (Choudhuri)
Sensation comme une boule dans la gorge
derrière le larynx (RU) avec sensation
de sécheresse brûlante tout le long de lsophage jusquà
lestomac, doù désir constant davaler.
Sensation de corps étranger en avalant (graph.).
Douleur aiguë et lancinante dans lamygdale droite avec brûlure dans
lsophage au niveau de lorifice cardiaque.
Amygdales douloureuses, sensibles et sèches.
Sécheresse de larrière-bouche avec difficulté à déglutir.
Sécheresse la nuit ; le matin.
Thorax
Douleur aiguë tiraillante du côté
gauche depuis le haut de la poitrine.
Douleur à la sixième ou septième côte aggravée en respirant.
Seins
Agalactie ; inflammation et
induration chroniques des seins ; galactorrhée.
Cur
Douleur brûlante dans la région
cardiaque passant soudainement du cur à lestomac.
Estomac
Perte dappétit suivie de
faim canine ; avec soif la nuit ; avec douleur dans lépigastre
« probablement due à un excès dacidité » (Burt).
Éructations très acides de nourriture.
Douleur dans lestomac laprès-midi améliorée au dîner.
Douleur piquante dans le creux de lestomac à la ménopause.
Douleurs coupantes répétées dans le creux de lestomac.
Sensation de faiblesse dans le creux de lestomac avec douleur dans la région du
foie et des intestins.
Hématémèse de sang veineux abondante avec nausée qui améliore lhémorragie.
Désir de nourriture copieuse (alf., calc., carc., rhus-t.) et acide.
Amélioré par les pommes (guai.).
Abdomen
Douleur aggravée au toucher ;
à la pression.
Douleur avant ; pendant ; après les règles.
Douleur forte et continue pendant les règles (RU).
Douleur dans la région du lobe droit du foie.
Douleur sourde dans lhypochondre droit et lintestin grêle.
Douleur coupante traversant
labdomen dune hanche à lautre avant les règles, améliorée pendant
les règles (thuj.).
Douleur dans lombilic avant les règles (aloe, bry., ham., mag-m.,
nat-c., plb.).
Douleur colique comme de fines coupures améliorée par des selles dures, ou constipation.
Douleur comme si les intestins étaient noués (asaf., elaps, sabad., sulph., verat.).
Douleur dans la région inguinale gauche en marchant.
Douleur sétendant à la cuisse.
Rectum
Selles noires, sèches et
grumeleuses, difficiles à expulser.
Système urinaire
Miction fréquente avec douleur du
méat lors de lécoulement des dernières gouttes.
Urine dabord abondante et claire, puis rare et foncée.
Génital masculin
Désir sexuel augmenté ;
excessif ; diminué ; absent.
Émissions séminales toutes les nuits (mag-c., nat-m., nat-p.,
pic-ac. tarax.) ; même en parlant dune femme (RU) ;
en présence dune femme (con., nux-v., salix
nigra.) ; pendant les caresses.
Éjaculation trop rapide.
Spermatorrhée avec fantasmes érotiques et rêves luxurieux.
Tendance incontrôlable, irrésistible à la masturbation (thuj.) : dit
quil ne peut pas arrêter cette habitude ; perd le contrôle de lui-même
lorsque son désir est excité.
Recherche la solitude pour se masturber (bufo, thuj.).
Tendance à la masturbation lorsquil est déprimé (carc., staph.).
Érections fréquentes ; gênantes, laprès-midi ; vers 16 h (RU) ; absentes (impuissance).
Grande faiblesse du système génital (agn., carb-a., lyc., mang., mur-ac., nat-m.) ;
avec relâchement du scrotum.
Transpiration du scrotum ; le
matin (thuj.).
Douleur dans les testicules ; à midi (caust.) ; le soir (chin-s.,
lycopus virginicus, sel., verat-v.) ; constante, pire dans le testicule droit (RU).
Douleur névralgique sévère dans un ou les deux testicules.
Douleur des testicules passant subitement aux intestins avec nausée et sueur froide du
scrotum.
Orchite chronique ; après gonorrhée.
Génital féminin
« Dans lirritation
ovarienne, lovarite, laménorrhée, la dysménorrhée, lavance ou le
retard de règles, les règles insuffisantes, trop courtes ou supprimées, la ménopause,
la ménorragie et la métrorragie, Ustilago a donné toute satisfaction, ainsi que
dans la métrorragie et la ménorragie dues à une congestion utérine chronique, avec
grand relâchement et absence de tonicité des organes génitaux ; le sang a une
coloration foncée et lhémorragie est de nature passive. Les douleurs dUstilago
sont plus intermittentes, comme les douleurs pendant le travail, et moins toniques que
celles de Secale cornutum. » (Burt)
Lassitude et sensation
dêtre nouée à lintérieur : « les grosses nodosités noires sur
les épis de maïs ressemblent vraiment à ce que les femmes décrivent de ce quelle
ressentent à lintérieur. » (Laurie Dack)
Règles
« Avant le flux, il y a
une douleur dorsale qui va dune hanche à lautre et qui est améliorée après
le début du flux. Après le flux, il y a une douleur fortement tiraillante dans le dos
aggravée par leffort ; il y a des vertiges et une douleur constante sous le
sein gauche à la limite des côtes. » (Hurd, Pacific Coast Journal of Homeopathy,
juillet 1937)
Aggravation pendant les règles : vertige ; céphalée ; douleur
abdominale ; douleur des seins ; douleur dorsale.
Règles trop fréquentes ; tous les 7 jours.
Règles de longue durée ; de 10
à 14 jours (RU) ; prolongées jusquaux règles suivantes (RU).
Règles intermittentes.
Règles irrégulières ; toutes les deux semaines environ.
Règles abondantes ; après une fausse couche ou un accouchement ; pendant
la ménopause ; la nuit ; aggravées en marchant.
Sensation comme si tout allait sortir pendant les règles.
Règles de sang fluide ; avec caillots (cham., chin., ferr., sec.).
Règles de sang épais.
Règles de sang rouge brillant ; en
caillots partiellement coagulés
(RU).
RÈGLES DE SANG FONCÉ (3e degré) ; « Écoulements de sang
foncé avec nombreux caillots durant des semaines entières » (Burt).
Règles de sang noir.
Règles de sang pâle (« si fluides quelles colorent
à peine les doigts »).
Règles en caillots ; de couleur foncée ; avec des sérosités (lyc.) ; partiellement fluides.
Faible écoulement de sang pale avec fausses membranes, avec langue chargée dun
enduit
crémeux et appétit faible.
Règles de sang visqueux, formant des filaments ; suintement de sang foncé,
coagulé, formant de longs filaments noirs.
Règles de mauvaise odeur.
Règles déclenchées après un sursaut ou une frayeur ; en se levant dun
siège (pas découlement tant quelle est tranquillement allongée, mais les
caillots et leau sont évacués en se levant).
Règles vicariantes.
Règles peu abondantes.
Règles supprimées ; dans la tuberculose.
Aménorrhée.
Douleur pressante dans le vagin ; pendant les règles.
DYSMÉNORRHÉE congestive avec douleur sévère dans les ovaires,
lutérus et le dos.
Métrorragies
MÉTRORRAGIES UTÉRINES
PASSIVES « qui dans certains cas peuvent prendre une forme active » ;
en particulier PENDANT LA MÉNOPAUSE.
MÉTRORRAGIES DE SANG COAGULÉ ; expulsé en paroxysmes (ferr., puls.).
MÉTRORRAGIES DE SANG VISQUEUX (arg-n., CROC., lac-c.).
Métrorragies de sang fluide ; ou partiellement fluide (puls.) ;
ou en jets.
Métrorragies de sang foncé ; ou mélangées à des caillots de couleur foncée.
Métrorragies de sang rouge vif ; abondantes ; avec caillots (arn., BELL.,
ip., lac-c., SABIN.) ; ou de sang pâle.
Saignement du col à la moindre cause (alnus rubra, alum., arg-n.,
dictamnus albus, hydr., hydrocotyle asiatica, kali-bi.).
Métrorragies avec écoulement continu ; mais lent (carb-v., ham., psor., sec.,
sulph.) ; ou avec écoulement intermittent.
Métrorragies aggravées au toucher (RU).
Métrorragies de mauvaise odeur.
Métrorragies chroniques (card-m.).
MÉTRORRAGIES DUES À DES FIBROMES.
Métrorragies après fausse couche ; ou lors dune menace de fausse couche.
Métrorragies pendant le travail ou le post-partum
- constantes (ip., NUX-M., sabal.)
- de sang rouge vif (hyos., ip., mill.,
phos.) ou foncé
- de mauvaise odeur (nitr-ac.), voire dodeur putride (RU)
- deux semaines après laccouchement
(RU)
- avec inertie utérine (am-m., caul.,
puls., sec.).
Métrorragies par
subinvolution de lutérus (kali-i., lil-t., psor., sec., sulph.).
Métrorragies dans le cancer (kreos., med., phos., thlaspi bursa pastoris).
Lochies
LOCHIES ABONDANTES
(artemisia vulgaris, bry., coff., erig., mill., SEC., tril., xanthoxylum
fraxineum)
- sanglantes
- foncées ; presque noires
(RU)
- mêlées de caillots (chin.,
cimic., KREOS.) ou PARTIELLEMENT
MÊLÉES DE CAILLOTS (RU)
- fluides (bell., CARB-A., cimic.,
lach., pyrog., rhus-t., sec.) ; PARTIELLEMENT MÊLÉES DE CAILLOTS (RU)
- prolongées.
Leucorrhée
Leucorrhée âcre avant
les règles.
Leucorrhée fétide.
Leucorrhée transparente ; blanche ; jaunâtre ; brune.
Leucorrhée albumineuse ; aggravée
avant les règles (RU).
Leucorrhée par atonie.
Utérus
Sensation comme
sil y avait une balle dans lutérus (RU); comme si lutérus était
tiré par un nud (RU).
Atonie ; hypertrophie ; subinvolution ; prolapsus ; gonflement pendant les règles (kali-bi.)
Induration de lorifice du col (aur., carb-a., CON., hydr., nux-v.,
plat., podo.).
Col mou pendant le travail (RU).
Contractions inefficaces pendant le travail
DOULEUR CRAMPOÏDE ; pressante ; constante et sourde ; améliorée par
un écoulement ; pendant les règles.
Douleur sétendant aux aines (bor., caul., kali-c., lil-t., plat.,
tanacetum vulgare) ; vers le bas ; le long des cuisses.
Sensation de pesanteur (bearing-down)
pendant lallaitement (RU).
UTÉRUS FIBROÏDE (on a rapporté que des tumeurs avaient disparu après le
remède).
Avortement
Avortement par atonie de
lutérus.
Sensation de pesanteur comme si tout
allait sortir delle (sep.).
Avortement chez une femme de
tempérament indolent (RU).
Avortement au troisième mois de grossesse (avec ou sans hémorragie).
Ovaires
IRRITATION DES OVAIRES.
Ovaires hypertrophiés ; gonflés.
Induration des ovaires ; de lovaire gauche (brom., graph., LACH.,
psor.).
Douleur des ovaires
- en marchant, améliorée en
sallongeant (carb-ac., podo., sep., thuj.)
- améliorée par les règles
- aggravée à la pression (staph.)
- sétendant de lun à
lautre ; aux aines, en particulier à laine gauche (RU) ; aux hanches ; aux cuisses ; à lutérus.
Douleur brûlante dans
les ovaires ; dans le droit (apis, bell., coloc.,
kali-n.) ; dans le gauche avant les règles et en bougeant (croc., thuj.).
Douleur aiguë dans les ovaires ; sétendant aux cuisses (phos., staph.).
Douleur aiguë dans lovaire droit aggravée en marchant, avec douleur sourde et
constante dans laine droite et le dos.
DOULEUR DE LOVAIRE GAUCHE ; sétendant au droit ; à
lutérus.
Douleur pressante dans
le vagin ; pendant les règles.
Péritonite puerpérale avec flux
constant et sécrétion putride (RU).
Dos
Forte dorsalgie deux jours avant
les règles avec douleur aiguë à travers labdomen allant dune hanche à
lautre, améliorée lors des règles.
Douleur en étant couché sur le ventre (arg-n.) ; améliorée couché sur le côté
droit (kali-n., nat-s.).
Douleur lombaire avant ; pendant ; après les règles.
Sensation de chaleur comme par de leau bouillante ; comme si de leau
chaude coulait le long de la colonne vertébrale.
Rhumatisme sévère dans la région lombaire aggravé en marchant.
Extrémités
Douleur sourde dans les
articulations des épaules.
Douleur rhumatismale sévère dans lépaule droite la nuit.
Douleur rhumatismale sourde dans larticulation du coude, aggravée au mouvement.
Douleurs rhumatismales dans les bras, les mains et les doigts.
Douleur rhumatismale tiraillante dans les articulations des doigts, en particulier à la
deuxième articulation de lindex droit.
Douleur aiguë le long des os métacarpiens de la main droite.
Sécheresse des mains.
Dédoublement des ongles ; ongles épais ; ongles qui tombent.
Douleurs rhumatismales dans les jambes, passant aux os métatarsiens du pied droit.
Gonflement des pieds le matin.
Mouvements cloniques et tétaniques, en particulier des membres inférieurs.
Peau
« Toute la peau devient
sèche, chaude et congestionnée. Éruption sur tout le corps semblable à la rubéole.
Quand on frotte nimporte quelle partie du corps durant quelques instants, celle-ci
se couvre dune fine éruption rouge. Sur le visage et le cou, elle apparaît sous
forme de taches comme la teigne, mais sans vésicules. Léruption a environ la
taille dune tête dépingle, démange violemment la nuit et reste en
permanence rouge et dure. La poitrine et les articulations sont plus touchées que
nimporte quelle autre partie du corps. » (Burt)
Décoloration en taches, pigmentation circonscrite suite à une inflammation eczémateuse.
Éruptions, urticaire aggravé pendant
la ménopause (morph.).
Urticaire pendant les règles( bell., cimic., dulc., kali-c., mag-c., puls.,
sec.).
Sécheresse de la peau.
Chute des cheveux par régions.
Eczéma ; psoriasis.
Taches de couleur rouge cuivre.
Généralités
Asthénie suite dexcès
sexuel.
Oppression et faiblesse dans une chambre chaude.
Aggravation à la ménopause ; au toucher (abdomen, yeux, utérus) ; à la
pression (tête, langue, abdomen, ovaires) ; au mouvement ; en marchant
(céphalées, douleur inguinale, règles, ovaires, rhumatismes) ; en se levant
(métrorragie).
Amélioration au repos.
ANALYSE DES
SYMPTÔMES
Les symptômes dUstilago
maydis, dans leur grande majorité, se rapportent à la sphère génitale des
deux sexes, celle-ci exerçant même son emprise sur les quelques symptômes psychiques
rapportés par les expérimentateurs. Toutefois, lanalyse des symptômes des
différents appareils permet de mettre en évidence une notion entrevue dans la
présentation du remède. En effet, tant laspect des spores du champignon, en tout
point semblables à de la cendre, que le nom sous lequel il est désigné dans
différentes langues européennes faisaient référence à la notion de brûlure, de
combustion. Or la notion de chaleur, de sécheresse, de brûlure parcourt lensemble
des symptômes :
- chaleur brûlante du visage et du cuir
chevelu
- sensation de chaleur dans les yeux en les
fermant
- sécheresse des narines
- sensation de sécheresse brûlante tout le
long de lsophage jusquà lestomac
- amygdales douloureuses, sensibles et sèches
- sécheresse de larrière-bouche avec
difficulté à déglutir
- sécheresse la nuit et le matin
- douleur brûlante dans la région cardiaque
- douleur brûlante dans les ovaires
- selles noires et sèches
- sensation de chaleur dans le dos comme par
de leau bouillante
- sécheresse des mains
- toute la peau devient sèche, chaude et
congestionnée.
Cette chaleur sèche et
brûlante semble résulter dune combustion intérieure et non dun quelconque
facteur lié à lenvironnement, puisque le sujet ne se plaint pas davoir trop
chaud et quil na soif que la nuit, lorsque le soleil ne brille pas, alors
quil na pas de fièvre. Il sagit donc bien du feu invisible et
destructeur du charbon du maïs, qui réduit en une poudre de cendre noire les grains
oranges chargés de perpétuer lespèce.
Un deuxième ensemble de
symptômes fait clairement apparaître laction sournoisement envahissante du
parasite :
- sensation de plénitude dans la tête,
céphalée frontale sourde, pressante, sensation comme si le front allait éclater
Ce dernier symptôme illustre
parfaitement léclatement soudain des vésicules blanchâtres qui contiennent les
spores.
- douleur pressante dans la langue avec
impression que quelque chose à la racine de la langue exerce une pression vers le haut
- sensation comme une boule dans la gorge
derrière le larynx
- douleur comme si les intestins étaient
noués
- sensation dêtre nouée à
lintérieur
- sensation comme sil y avait une balle
dans lutérus, comme si lutérus était tiré par un nud
- douleur pressante dans le vagin.
Le parasite étranger, à
limage du Alien de Ridley Scott, se répand dans les principaux organes en
formant des excroissances (boule, balle, « quelque chose à la racine de la
langue ») à leur plus grand détriment : il exerce sur eux
dinquiétantes pressions (tête, gorge, langue, abdomen, ovaires, vagin) et les
entrave par des nuds (intestins, utérus).
Après avoir desséché son
hôte de lintérieur et lavoir envahi à laide de ses protubérances, le
parasite fait porter le gros de ses efforts sur la stérilisation de sa victime en
anéantissant définitivement sa capacité à perpétuer lespèce. Il utilise pour
ce faire deux stratégies distinctes selon quil sagit dun individu de
sexe masculin ou féminin.
Chez lhomme, il fera en
sorte que sa victime se vide de sa semence en lamenant à se masturber
« malgré elle » [tendance incontrôlable, irrésistible à la masturbation].
Pour cela, il induit chez lhomme des pensées, des fantasmes, des rêves ayant pour
seule finalité que celui-ci répande en pure perte sa semence [émissions séminales
toutes les nuits, en parlant dune femme ou en présence dune femme,
spermatorrhée avec fantasmes érotiques et rêves luxurieux]. Dans le même but, il
suscite des érections à un moment peu propice aux ébats amoureux [érections
laprès-midi, vers 16 heures]. Du reste, rien nindique que le sujet éprouve
une jouissance réelle en se livrant à ses pulsions [tendance à la masturbation
lorsquil est déprimé]. Même sil parvient à sengager dans un rapport
amoureux, lhomme ne peut le mener à son terme [éjaculation trop rapide ou pendant
les caresses, impuissance]. En réalité, il sépuise physiquement [grande faiblesse
du système génital avec relâchement du scrotum] autant que psychiquement [irritabilité
après une émission séminale, quand on linterroge ou même quon lui parle].
Il en vient même à se lamenter du mal que, mû par une force irrépressible, il
sest infligé à lui-même [tristesse après une émission, pleurs après une
émission]. Il se retrouve donc seul [aversion pour la compagnie], incapable de penser
[asthénie après excès sexuels] et souffre là où sélabore la spermatogenèse
[douleur des testicules]. Il ny a donc rien détonnant à ce quil songe
au suicide [tendance suicidaire par noyade]. Peut-être est-ce là lultime réponse
dun homme déjà consumé ?
Au gaspillage inconsidéré du
précieux semen, le liquide procréateur, correspond chez la femme un véritable fleuve de
sang issu de la matrice. Ce sang prend quantité daspects : fluide, épais ou
visqueux, avec plus ou moins de caillots ou de filaments ; de couleur rouge vif,
pâle ou foncé. Quelles sécoulent lentement ou en abondance, à flux continu
ou par intermittences, quelles suintent ou quelles soient expulsées par jets,
les pertes se déclenchent à tout moment [saignement du col à la moindre cause, règles
trop fréquentes] et tendent à se prolonger indéfiniment [« écoulements durant
des semaines entières »]. Elles vident les femmes de leur énergie vitale
[sensation de pesanteur comme si tout allait sortir delle], particulièrement celles
qui en avaient peu [« les sujets de constitution grande et mince (phosphoriques) et
les phtisiques (tuberculiniques), ainsi que les femmes très lymphatiques à peau claire
ou blanche »]. Ainsi, en choisissant lhôte quil envahit en fonction de
la faiblesse de sa constitution ou de son caractère, le parasite sassure de ne
rencontrer aucune résistance. Il ny a donc rien détonnant à ce que
certaines femmes fassent une fausse couche [avortement chez une femme de tempérament
indolent, par atonie de lutérus, au troisième mois de grossesse]. Celles qui
parviennent à terme manquent dénergie pendant la délivrance [col mou pendant le
travail, contractions inefficaces pendant le travail] ou nen ont plus assez pour
soccuper de leur enfant [métrorragie post-partum, lochies, agalactie, péritonite
puerpérale]. Comme cétait le cas pour lhomme, la douleur physique la plus
aiguë vient affecter le lieu où sélabore lovogenèse [douleur aiguë,
brûlante des ovaires, ovaires gonflés].
Comme le remarque à juste
titre Frans Vermeulen, le lien entre la gorge et les organes génitaux, caractéristique
des remèdes de serpents, se trouve une fois encore mis en évidence : de même que
les ovaires ou les testicules, les amygdales sont enflées et sont le siège de douleurs
brûlantes. La sensation de boule derrière le larynx est bien entendu à rapprocher de la
sensation de balle dans lutérus. Lastrologie confirme ce rapprochement
puisque le signe du Scorpion qui régit la zone génitale se trouve placé sur le même
axe que le signe du Taureau, lequel régit la gorge et le cou.
Que penser enfin de
latteinte des ongles et des cheveux provoquée par lingestion des spores
dUstilago tout comme par lexpérimentation pathogénésique ?
Conséquence de troubles trophiques [dépigmentation en taches, taches de couleur rouge
cuivre], elle semble compléter latteinte dans la procréation dans la mesure où
les phanères sont les seuls tissus dont la croissance se prolonge au delà de la mort de
lindividu : à brève échéance, le parasite aura effacé toute trace de son
passage sur terre. On pourrait encore rapprocher les douleurs rhumatismales et
laggravation au mouvement du fait que les mules qui sont stériles
perdent leurs sabots et y voir une atteinte supplémentaire, cette fois dans la faculté
de mouvement.
HYPOTHÈSE
Létude dUstilago
maydis démontre lexistence de deux forces antagonistes : celle de la
lumière et de la fécondité dune part, celles des ténèbres et de la stérilité
de lautre. Bien entendu, cest le maïs qui représente ici les forces
positives : dans les cultures mexicaines et apparentées, le maïs est
lexpression du Soleil (référence à la couleur jaune orangé de ses grains), du
Monde et de lHomme. Il est un présent des dieux lié au don de la vie. Du reste, la
forme allongée de son épi et la multitude de ses grains ne sont pas sans évoquer le
phallus et les spermatozoïdes. En tant que céréale et nourriture de base, il
représente aussi, comme le blé, un symbole de richesse et de prospérité. Dans la
mythologie grecque, Déméter, déesse des moissons et de la fécondité de la terre, est
souvent représentée tenant à la main un épi de blé. Le symbolisme astrologique lui
attribue le signe de la Vierge.
Le charbon du maïs
représente donc bien ladversaire, celui qui, mû par une force insidieuse, envahit,
stérilise et détruit. La couleur noire des spores, laspect monstrueux des
excroissances vésiculeuses qui les contiennent, lappartenance même dUstilago
à une catégorie de champignon ne font que confirmer la nature de laquelle il
relève : il sagit du monde souterrain, du monde obscur des pulsions et des
instincts sur lequel règne Hadès. Nous nous trouvons donc dans le monde symbolisé par
le signe du Scorpion, celui qui tue pour faire renaître sous une forme nouvelle. Le
caractère machiavélique de la stratégie quUstilago utilise pour
stériliser son hôte est révélateur de cette appartenance symbolique puisque, une fois
de plus, la sexualité et la mort se trouvent liées, même sil sagit ici
dune sexualité stérile. A ce titre, il nest peut-être pas illégitime de
voir dans Ustilago maydis une illustration du mythe qui lie Hadès à
Déméter : la fille de celle-ci, Koré, fut enlevée par Hadès et amenée dans le
monde des enfers pour y être épousée. Furieuse davoir perdu sa fille, Déméter
résolut alors de stériliser la nature toute entière. Jusquà ce quun accord
fût trouvé entre les différents dieux, plus aucune plante ni aucun arbre de donna de
fleurs ni de fruits, la terre se dessécha et la nature commença à dépérir.
Le type sensible à Ustilago
est doté dun tempérament lymphatique, indolent, « mou », ou bien
lascif, luxurieux, cest pourquoi il noffre aucune résistance à celui,
combien plus fort, de son hôte parasite. Pourquoi Ustilago a-t-il renoncé à
faire usage de son énergie vitale ? Un symptôme donne une clé possible à ce
mystère : rêves de déception. Par quoi ou par qui a-t-il été déçu ?
Peut-être par lamour humain, quillustre le symptôme « amélioration
par les pommes » : selon Paul Diel, spécialiste de la mythologie grecque, la
pomme, par sa forme sphérique, signifie globalement les désirs terrestres ou la
complaisance en ces désirs.
BIBLIOGRAPHIE
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Verlag Freies Gesitesleben, 1981, Stuttgart, RFA.
- Frans Vermeulen, Concordant Materia
Medica, 2nd Edition, Merlijn Publishers, 1998, Haarlem, Pays-Bas.
- Frans Vermeulen, Synoptic Materia Medica
II, Merlijn Publishers, 1996, Haarlem, Pays-Bas
- J. Chevalier, A. Gheerbrant, Dictionnaire
des Symboles, Robert Laffont & Jupiter, 1982.
Remerciements à Geneviève
Buxin, Joëlle Derrien, Didier Grandgeorge et René Zeender.
- Lucius Apuleus, De herbarum medicaminibus, 109, Édition Howald-Sigerist,
1927, in Corp. Med. Lat. tome 4
- Dictionnaire Latin-Français, Félix Gaffiot, Hachette, 1934, Paris, p. 1633.
- Monograph on Ustilago maydis
- Transact. Amer. Inst. Homoeop., 1872
- The Encyclopedia of pure materia medica, B. Jain, New Dehli, 1879, tome X.
Didier Lustig - Mars 2000 |
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