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3 De
la fumée sortirent des sauterelles, qui se répandirent sur la terre ; et il leur
fut donné un pouvoir comme le pouvoir quont les scorpions de la terre.
4 Il leur fut dit de ne point
faire de mal à lherbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais
seulement aux hommes qui navaient pas le sceau de Dieu sur le front.
5 Il leur fut donné, non de
les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois ; et le tourment quelle causaient
était comme le tourment que cause le scorpion, quand il pique un homme.
6 En ces jours-là, les hommes
chercheront la mort, et ils ne la trouveront pas ; ils désireront de mourir, et la
mort fuira loin deux.
10 Elles avaient des queues
semblables à des scorpions et des aiguillons, et cest dans leur queue
quétait le pouvoir de faire du mal aux hommes pendant cinq mois.
11 Elles avaient sur elles
comme roi lange de labîme, nommé en hébreu Abaddon, et en grec Apollyon.
Apocalypse de Jean, 9
INTRODUCTION
LAndroctonus est un gros
scorpion jaune. Depuis toujours, dans la plupart des régions chaudes ou tempérées, les
scorpions sont redoutés pour leur piqûre extrêmement douloureuse et toxique. En
fonction des espèces et de lâge de la victime, leur venin peut entraîner la mort.
Deux espèces de scorpion
figurent actuellement dans les nomenclatures des laboratoires homéopathiques français
: Androctonus australis1 (encore
appelé Buthus australis ou Prionurus australis) et Scorpio europaeus.
Mis à part de brèves mentions dans les Matières médicales dAllen et de Clarke,
seul Androctonus australis a fait lobjet dexpérimentations
pathogénésiques : lune, assez complète si lon excepte les symptômes
mentaux, a été réalisée par le Dr Azam dAlger et publiée dans lHoméopathie
Française, numéros de janvier et février 19392,
la seconde par le Dr Vincent de Laurier, publiée dans le British Homeopathic Journal
(BHJ) en 1939 également.
La dernière pathogénésie de
scorpion a été effectuée en 1990 par Jeremy Sherr et la Dynamis School à partir
dun spécimen dun genre proche du précédent, Androctonus amoreuxii
hebraeus, qui fait lobjet de la présente étude. Après réception,
lanimal a été tué par injection intrarectale et conservé dans une solution
dalcool à 95°. Contrairement à lexpérimentation du Dr Azam, où seul le
venin avait été dilué et dynamisé, cest lanimal entier qui a été
utilisé pour le proving.
Le genre Androctonus,
dont le nom correspond à la forme latine dérivée du grec androctonos qui
tue les hommes fait partie de la famille des Buthidés, décrite en 1879. Le mot Amoreuxii
qui lui est accolé correspond à une espèce particulière ainsi nommée en hommage au
naturaliste montpelliérain Pierre-Joseph Amoreux (1741-1824). Enfin, ladjectif hebraeus
(ajout de Werner en 1935) précise le lieu dorigine du spécimen utilisé pour
lexpérimentation : il a été fourni à Jeremy Sherr par lUniversité
Hébraïque de Jérusalem.
A noter que lAFADH
utilise pour ses observations une autre variété de scorpion, Scorpio maurus
(Linneaus, 1758), sans pour autant que soient apparues des différences dans la
symptomatologie. Cest la raison pour laquelle certaines de ses observations sont
rapportées ici.
LE SCORPION
Généralités
Le scorpion est un arthropode
articulé comme laraignée sur quatre paires de pattes locomotrices, doù son
appartenance à lordre des arachnides. Il se distingue par une silhouette
caractéristique : le céphalothorax avec ses pinces puissantes, ou
« chèles », le préabdomen composé de sept segments, et un postabdomen,
formé de cinq segments constituant une queue recourbée et terminée par un appendice en
forme de poire muni dun aiguillon et contenant le venin, appelé telson. Sa taille
varie entre 1,3 et 18 cm en fonction des espèces (Androctonus mesure entre 10 et 12 cm).
Le scorpion na ni ouïe,
ni odorat. Il possède une paire dyeux médians sur la tête et plusieurs paires
dyeux latéraux : il a donc une vision très limitée car focalisée vers le
haut et sur les côtés. Par contre il est doté de récepteurs sensoriels spécifiques
localisés dans les pattes (trichobothries) qui lui permettent de détecter ses proies
avec une grande précision en « sentant » les vibrations causées par les
mouvements de ses victimes. Que ce soit pour attaquer ou se défendre, il recule avant de
lancer son dard empoisonné. Il se nourrit dinsectes, sattaque volontiers aux
grosses araignées dont il coupe les pattes avant de les dévorer, mais il peut également
se repaître de ses congénères, et les femelles de leur progéniture.
Les scorpions vivent cachés,
de préférence sous les pierres et les anfractuosités rocheuses où ils trouvent de la
fraîcheur. Ils recherchent la solitude et lobscurité, cest pourquoi ils
apparaissent rarement les nuits de pleine lune ou les jours ensoleillés. Ils présentent
en outre un certain nombre de caractères qui les rendent fascinants et porteurs de
mystère, au point que peu danimaux peuvent rivaliser avec eux sur le plan de la
richesse symbolique. Parmi les premiers animaux à vivre sur la terre ferme, ils sont
restés inchangés depuis près de 400 millions dannées comme en témoignent de
nombreux fossiles, vraisemblablement grâce à une capacité de résistance hors du
commun : ils peuvent supporter un séjour prolongé dans leau ou à 5 000 m
daltitude, ou encore porter des charges égales à 100 fois leur poids ; ils
peuvent creuser un sol sec sur près dun mètre de profondeur, rester des mois sans
boire (la rosée suffit), jeûner un an et plus, endurer une dose de radioactivité 200
fois supérieure à celle de lhomme. Eclairé aux rayons U.V., le scorpion présente
une magnifique fluorescence jaune vif.
Malgré la légende rapportée
par Paracelse, le scorpion est immunisé contre son propre venin et ne « se
suicide » pas lorsquil entouré par les flammes : il succombe sous le
simple effet de la chaleur.
Sexualité et
reproduction
Parler de sexualité chez des
arthropodes pourrait prêter à sourire, néanmoins le rituel de reproduction chez les
scorpions sapparente bien plus aux moeurs humaines quà celles des
mammifères, voire même quà celles de certains de nos congénères !
Lorsquau début de lété la femelle est prête pour la reproduction, elle
dépose sur le sol un phéromone auquel le mâle répond par des vagues sismiques.
Commence alors la parade nuptiale, décrite pour la première fois au XIXe
siècle par lentomologiste Fabre. Elle se décompose en trois temps :
a) la mâle et la
femelle se tiennent face à face en faisant larbre droit, leurs queues échangent
des frictions, les dards saccrochent lun à lautre, se nouent et se
dénouent, puis le couple se sépare. Ce sont les fiançailles.
b) le couple se
retrouve face à face, chaque partenaire serrant les pinces de lautre, et se met à
déambuler à reculons, mâle en tête. Après cet épisode qui peut durer plusieurs
heures, le mâle lâche dun côté la pince de sa promise, se met à gratter de ses
pattes et balayer de la queue, puis entraîne la femelle dans sa grotte. Cest la
promenade nuptiale.
c) à nouveau face à
face et pince à pince, le couple entame une sorte de danse nuptiale faite de tractions
rythmées, puis il simmobilise. Le mâle se glisse alors à reculons sous la
femelle, son ventre allant à la rencontre des peignes de sa partenaire, puis il la
renverse. Le coït dure cinq minutes et plus.
En captivité, le mâle est
dévoré par la femelle, ce qui toutefois na pas été confirmé en milieu naturel.
Dans le cas des gros scorpions jaunes, tel lAndroctonus, la femelle pond entre 30 et
60 ufs. Dès la naissance, les petits montent sur le dos de leur mère. Ils muent
dès la fin de la première semaine de vie et ne tardent pas à séloigner afin de
ne pas être dévorés. Ils ont accompli sept mues lorsquils deviennent adultes à
lâge dun an. La durée de vie moyenne des scorpions est de quatre ans
environ.
Toxicité du venin
et effets de la piqûre
Si tous les scorpions sont
venimeux et fatals pour leurs proies habituelles, les insectes , seuls une
faible minorité dentre eux présente un danger réel pour la vie humaine : un
peu plus dune vingtaine pour les 1 050 espèces recensées. A titre dexemple,
parmi les 20 164 cas de piqûres par Androctonus australis recensés en Algérie
entre 1942 et 1958, on a relevé 386 cas mortels, soit 1,91 %, essentiellement des enfants
en raison de leur faible poids. Comme laustralis, notre Androctonus amoreuxii
appartient aux espèces les plus dangereuses puisque la DL503 nest que de 0,75 mg de venin par kg de souris. La
composition chimique du venin comprend essentiellement des neurotoxines, de
lhistamine, de la sérotonine et des enzymes, plus dautres composés dont
certains sont encore inconnus.
La douleur consécutive à la
piqûre de lAndroctonus est particulièrement sévère : elle est aiguë,
brûlante et très rapidement élançante en remontant le membre atteint. Il ny a
généralement pas doedème ni de rougeur locale, mais simplement une concentration
de fines gouttelettes de sueur. Plus tard peuvent apparaître les symptômes suivants :
céphalée, douleur dans la poitrine, dyspnée, nausée et vomissements, transpiration,
soif intense, éternuements, salivation profuse et larmoiement. Dans les cas extrêmes les
douleurs deviennent insupportables (améliorées par la glace), le sujet est parcouru de
grands frissons, il se met à trembler puis perd connaissance. La pression sanguine
augmente, les battements cardiaques deviennent irréguliers. Les pupilles se dilatent, de
lécume blanche sort de la bouche, les extrémités deviennent bleues,
labdomen gonfle, devient douloureux et dur, formant alors un tableau similaire à un
oedème pulmonaire. La mort survient dans les 24 heures après la piqûre.
LE
SIGNE ZODIACAL DU SCORPION
Plutôt que faire le tour des
innombrables mythes et symboles attribués au scorpion depuis lAsie jusquaux
Amériques et de lAntiquité à nos jours, rappelons simplement la symbolique
astrologique du Scorpion à travers ses mots-clé, telle quelle avait été
évoquée pour Plutonium nitricum.
Le Scorpion est le
huitième signe du zodiaque (cf. les huit pattes de lanimal). Cest un signe
fixe (c.a.d. chargé de maintenir la qualité et le niveau de lénergie) et un signe
deau (c.a.d. relié au psychisme, à lintuition, aux sensations, émotions,
sentiments). Il se trouve traditionnellement régi par la planète Mars4, dont la flèche pointée vers le haut, écho de celle du signe,
évoque à la fois le dard de lanimal et le sexe de lhomme dressé. Ainsi le
symbole graphique permet-il à lui seul de saisir le caractère duel de lénergie
représentée : la vie et la mort, le sperme et le poison. La Lune, symbole de
lincarnation, symbole de lâme, siège des émotions, se trouve en chute dans
le signe du Scorpion : cest ici quelle trouve sa passion. Ainsi le Christ
fait homme, qui souffrit sa passion et fut ressuscité.
Rien quà partir de ces
deux notions mort et sexualité découle un enchaînement de notions, pour
certaines dores et déjà entrevues dans la description dAndroctonus :
Thème de la mort
- la mort du corps (froideur, pâleur), la
corruption de la matière (putréfaction, déchets, selles) et le dégoût quelle
inspire, le départ de ce monde (décorporation) vers un « autre monde ».
- la mort de lâme : indifférence,
insensibilité, absence démotions (cf. la Lune en chute)
- la mort comme mystère : son caractère
secret, inquiétant, angoissant, fascinant
- la mort comme absolu
la vie comme contingence
car multiple, changeante, limitée dans le temps et lespace => recherche
dune perfection, dun absolu figé, dune pureté hors la Création (
Dieu)
- la mort comme adversaire : Satan
(Shatan = ladversaire), le Diable, le Mal, la dualité et linversion des
principes (cf. la dialectique de lêtre et du néant) ; linterdit, la
transgression
- la mort comme pouvoir : domination,
pouvoir sur lautre (politique, financier, sexuel, voire magique), puissance
contrôlée ou libérée (Satan enchaîné ou déchaîné) => totalitarisme, dictature,
culte du chef, fascisme, nazisme... et les doctrines qui sen inspirent
- la mort comme pulsion : violence,
meurtre, crime, couteau (= dard de lhomme), suicide
- la mort comme retour au néant :
destruction, extermination, apocalypse5 (cf.
Apocalypse de Jean6)
- la mort comme négation de Dieu-Amour :
haine, cruauté, torture, sadisme, perversité, monstruosité
- la mort comme négation de
Dieu-Lumière : ténèbres, obscurité, peur, angoisse, panique
- les lieux de la mort : tunnel,
souterrain, grotte (conduit obscur), trou, volcan, lave
- enfin ce qui nie ou soppose à la
mort : survie, résistance, défense, instinct ; lignée, race, origine,
ascendance/descendance ; résurrection, métamorphose, mutation ; sexualité.
Thème de la
sexualité
- la sexualité comme expression de la
dualité : enchaînée (contrôle ou refoulement) ou déchaînée (passion ou possession)
- la sexualité comme pouvoir :
séduction, fascination, aliénation
- la sexualité déviée : linterdit,
lhomosexualité, le viol, la perversité, le sadisme, la violence et le crime
- les organes de la sexualité
(pénis/clitoris = la queue du scorpion
vagin/anus = la grotte du scorpion).
La pathogénésie et les
observations qui suivent vont-elles permettre de retrouver ces notions vécues,
ressenties, exprimées chez les expérimentateurs et les patients ? Certes, elles
touchent à ce quil y a de plus secret chez lhomme, à ce dont il lui est le
plus difficile de parler, à ce qui peut aussi le faire le plus souffrir. Parce que
précisément il est susceptible dagir sur le plan de cette énergie particulière, Androctonus
tient une place à part.
Les symptômes présentés
sans guillemets proviennent presque exclusivement du proving de Jeremy Sherr (32
expérimentateurs parmi lesquels 3 placebos), ceux avec guillemets sont tirés
dobservations faites au cours des trois dernières années par des membres du GEHU,
de lAFADH (M.-L. Fayeton, W. Suerinck), du groupe Petroleum (M. Zala) et de Jeremy
Sherr.
ANDROCTONUS AMOREUXII
HEBRAEUS : THEMES ET SYMPTOMES
Symptômes mentaux
1) Impression dêtre
détaché, dêtre déconnecté du monde et des gens
- Se sentait détachée de tout comme dans un
rêve, les réactions étaient très ralenties.
- Sentiment de détachement, de séparation,
le sens habituel de lurgence a disparu.
- Se sentait détachée vis-à-vis de ses
crampes destomac.
- Se sentait déconnectée de la race humaine,
comme si tous appartenaient à une autre espèce, désorientée.
- Totalement détaché, non de lui-même mais
de lentourage.
- « Il y a une vitre entre le monde et
moi. »
- « Je sens que je mets une barrière
invisible autour de moi, entre moi et les autres. »
2) Impression de ne pas appartenir au monde
- « Je suis observatrice : je me vois de
lextérieur, sortie du monde, au-dessus de la situation. Là je me sens bien, sans
culpabilité. »
- « Jai souvent limpression
que je ne suis pas faite pour ce monde, que je ne suis pas du même monde, que je suis une
extra-terrestre... je viens dune autre planète, la terre est un purgatoire. Je me
sens différente de la race humaine. Je ne suis pas faite pour vivre sur terre, jai
mon petit monde à moi : il y a plus de liberté, et je ne travaille pas »
(adolescente de 15 ans).
- « Je suis dans mon propre petit monde,
comme un monde en rêve, un monde rien quà moi » (homme de 50 ans).
- Le reste du monde partage une vision commune
que je ne veux pas rejoindre.
3) Impression de voir le
monde par un trou, un tunnel, un entonnoir
- « Je me sens tout à fait seule, comme
si je regardais le monde à travers un trou... »
- « Mon esprit est comme un entonnoir
qui regarde un tunnel vers le bas. »
4) Fixité du regard
- Distante et regardant fixement.
- Assise, regardant fixement et rêveusement
par la fenêtre.
- « Il regardait fixement le médecin,
avec lair neutre. »
Androctonus, comme Plutonium,
semble sorti du monde, mais il conserve un lien avec celui-ci en en devenant spectateur.
Sa vision paraît focalisée (trou, entonnoir, regard fixe), comme celle du public dans
une salle de cinéma. Cela névoque-t-il pas le mythe platonicien de la
caverne ?
5) Crainte de
perdre/daffirmer son identité
- « Jai du mal à dire ma
différence, à me rendre compte que jexiste ! »
- « Je naime pas être dans la
foule, perdue dans une masse qui nen a rien à foutre de moi. »
- « Quand je marche dans la rue
joublie les gens autour de moi, cest comme si jétais seule... jai
envie doublier les gens. »
- « Les adultes ne me regardent pas,
alors jai fait des bêtises pour me faire remarquer. »
- « En classe, je mimagine seule,
que personne ne me voit. Je les tue tous, je suis tranquille. »
- « Je ne veux pas avoir lair ridicule,
ni quon me saute au cou : pourvu quon ne me remarque pas. »
6) Insensibilité, absence
démotions
- « Jétais fils unique,
hypersensible... je me suis enfermé dans un carcan. »
- « Etant hypersensible, jai tout
bloqué : je suis devenu un chef de bande qui ne pleure plus. »
- « Ne montre aucune émotion, mais
semble en avoir refoulé beaucoup. »
- « Cest une enfant froide et
distante qui nexprime jamais ses émotions, si elle est contente ou pas... »
- « Jaurais pu voir nimporte
quoi sur mes parents, je naurais pas versé une larme, je naimais que mon
chien. »
- « Je ne sais pas être affectueux,
tendre. Je suis dur, méprisant, insensible. (...) Sensation dune coquille sur le
dos, ça me pompe lénergie et toute la chaleur intérieure comme une ventouse.
(...) Si on me touche, jai tendance à me refermer. Je sens mes muscles faire une
carapace. (...) Je ne montre rien du tout, personne ne voit si je suis content ou pas
content. Moi, il me semble que je montre, mais il paraît que je ne montre pas. Je ne
maîtrise pas du tout limage que je peux donner. (...)
Les Khmers rouges étaient des
enfants kidnappés, cest pour ça quils ont fait de tels dégâts. Ils avaient
une insensibilité totale, une indifférence totale, une perversion à lextrême,
méticuleux à lextrême par programmation, sans rien laisser passer, programmés
sans motivation personnelle, comme moi. Jai retrouvé le même type de processus en
moi, moi aussi jai été programmé pour agir sans émotion ni culpabilité. »
7) Contrôle/perte de
contrôle
- « Il peut se mettre très en colère
si quelquun fait une erreur minime, perdre son contrôle et le battre. »
- « La classe est un univers violent...
je passe mon temps à me contrôler. »
- Elle ressentait un énorme flot
démotions violentes pour des broutilles, et devait exercer un grand contrôle pour
stopper les explosions de violence et les impulsions à faire mal à quelquun (peur
de ses propres impulsions : Alumina).
- Il perdait tout contrôle de ses émotions,
qui lui semblaient provenir dune partie lointaine et profonde de lui-même,
dun côté plus obscur.
- En conduisant il peut devenir tellement
absorbé dans ses pensées quil perd le contrôle de son véhicule et doit
sarrêter.
- Se sentait calme, avec le contrôle
delle-même, dans une situation où dordinaire elle était nerveuse.
Très classiquement le
contrôle sexerce également sur ce qui rentre et ce qui sort...
largent :
- « Je narrive pas à dépenser,
jai du mal à acheter des vêtements, je guette tout ce qui est en promo. (...)
Jen suis à voler : cest mal, mais je le fais ; je vole même des pièces de 5
F aux enfants de ma classe... Le monde me fait des crasses, je me venge. »
- « Je fais attention avec
largent, je suis un peu radin. »
8) Loi, morale, autorité
- « Je pense toujours que jai
raison. Je suis dur. Je dois imposer une "règle de fer". »
- « Moi, je suis lautorité, le
chef de chantier... mon mari, cest le manoeuvre : je ne lai jamais admiré. La
vie sur terre est dune injustice épouvantable : yen a qui vivent encore avec
la loi du plus fort, le loup et lagneau » (même observation).
- « La morale, je men fous.
Jaime bien transgresser linterdit : avant dêtre flic, je grillais tous
les feux. Jai fait flic pour avoir la possibilité dêtre indiscipliné. (...)
La loi, cest ce que je crois être juste » (même observation).
- « Devant la hiérarchie je me sens
complètement écrasé. »
La chute de la Lune dans le
Scorpion entraîne lâme et cest souvent celle dun enfant
à souffrir sa passion : les émotions se déchaînent ou disparaissent. Entre les
pulsions profondes et la conscience nexiste plus désormais quune simple
barrière, la Loi, symbolisée en astrologie par Saturne. Lorsque cette barrière cède à
son tour survient le règne de la force et de la violence, celui des maîtres du Scorpion,
Mars et Pluton.
9) Violence
- Humeurs noires et horribles qui ne durent
pas longtemps, mais qui sont terribles par leur violence.
- Impatiente, hargneuse, vociférante, se
sentait piégée et au désespoir. Ronchonnait après ses enfants.
- Autoritaire, impatiente, agressive. Elle se
sentait pleine de ressentiment et dénigrée. Elle ne pouvait contrôler son humeur. Elle
hurlait et était cinglante avec tout le monde. Furieuse dans la soirée sans raison
apparente. Voulait tuer son mari et ses enfants, claquait les portes et jetait les objets.
- « Sous leffet de la colère, il
devient pratiquement inconscient et on doit le séparer de force de ceux quil
frappe. »
- « Quand les gens me contrarient, je
souhaite quils meurent. »
- « Ça a commencé par de
lénervement avec envie de violence, comme si ça partait du corps et ça arrivait
au bout des mains sous forme de crispation. Je ressens une violence presque meurtrière,
envie détrangler, ça me prenait les tripes chaque fois quon avait un
rapprochement. Plus il y avait une douceur dintimité, plus forte était
limpulsion à tuer. »
- « Je suis trop explosif. Je suis
violent en paroles, mais je peux en venir aux mains. Jai démoli un mur à coup de
poings. »
- « Si on me résiste, je serais capable
de tuer : jaurais pu être un SS, et commettre des atrocités. »
- « Ma mère me giflait sans arrêt,
elle ne faisait rien sans me frapper. Un jour, elle ma dit quelle ne
maimait pas, tout en me giflant. (...) Jessaye de ne pas être violente avec
mes enfants... Une fois, jai ouvert le crâne de ma fille avec une chaussure...
Jai peur de ne pas dominer ma violence. »
- « Jai dit à ma cousine : si tu
es dans une grotte, enfermée avec tes parents, lequel mangerais-tu en premier ? »
Lorsquil se prend pour
un scorpion, à défaut de dard lhomme sempare dun couteau.
Nest-ce pas, docteur Petiot ?
10) Couteaux
- Dans la rue il se sentait agressif et très
fort, ressentait que son parapluie était un couteau et avait envie de démolir les gens.
- « Javais peur dêtre
agressée la nuit : jétais prête à bondir avec un couteau... mais javais
peur que lagresseur retourne mon arme contre moi... jai eu envie de faire du
tir sur cible. »
- « Quand je suis énervée après ma
soeur, je fais des choses terribles : je lui ai déjà couru après avec un couteau.
Jimagine mon prof ditalien avec un couteau dans le ventre, cest le
Diable qui me la fait faire... jai peur de tuer quelqu'un. Parfois, jai
envie denfoncer mon stylo dans le cou de quelqu'un. Je me vois menacer mon frère
avec un couteau, il se prend pour le chef. »
(Voir également Rêves et
Dos)
11) Haine
- Très forte sympathie et antipathie pour les
gens très intense allant dune immense attirance sexuelle à une haine
extrême. Parlait de ses collègues avec haine et méchanceté.
- Mes yeux étaient fixes et pleins de
haine : rien quen regardant les enfants, ça les mettait hors deux.
- « Je mène une guerre dusure
avec mon voisin. Je le hais. Je voudrais le voir en enfer. Ça a commencé parce que
jai senti quil mavait empoisonné avec son produit
détanchéité. »
- « Jai dabord éprouvé de
la haine froide, je laurais tué : javais limpression de me faire
enculer à sec avec une poignée de sable. Avant, je lui aurais éclaté la
gueule. »
12) Sadisme
- Avait une conversation très caustique avec
quelquun quelle connaissait à peine. Se réjouissait de sa dureté et
sen étonnait.
- « Elle est un peu sadique :
méchante avec sa soeur, elle cherche à la faire crier, on entend pleurer la petite
sur, mais on ne voit jamais ce quelle lui a fait. Plus petite, elle
samusait à passer sa petite voiture sur les pieds de la grand-mère atteinte de
polyarthrite. »
- « Jempoisonne la vie de tout le
monde, parfois par plaisir ; pour ma famille, je suis le signe de la méchanceté. Je suis
méchante avec ceux que jaime, je me déteste. »
- « A lâge de 15 ans, il a
brûlé le ventre de son frère avec un fer à repasser. »
- « Je suis sadique, je nai aucune
pitié quand je vois des gens en détresse. Je frappe mes enfants sils
nobéissent pas. »
- « Je prends plaisir à voir
limpact que jai sur ma fille Marine, quand elle pleure par suite de mes
mots ».
Les symptômes qui précèdent
montrent clairement comment sarticule le mécanisme de la violence, un mécanisme
auquel nulle morale, nulle loi, ni même nul voeu pieu (« plus jamais ça »)
ne résiste vraiment : bien souvent les mêmes causes ont les mêmes effets. Ces
pulsions destructrices trouvent toutefois et comme naturellement leurs
analogues dans la recherche dune pureté, dune perfection, dun idéal
supérieur dans lequel on trouve la justification du mal. LEnfer nest-il pas
pavé de bonnes intentions ?
13) Sauver les autres
- « Depuis ladolescence, je
fantasme que je sauve des gens, que je leur donne le goût de vivre... cest une
manière de me valoriser à mes propres yeux. ».
- « Petite, je voulais être bonne
soeur, pour aider les pauvres. »
- « En même temps jai soif
dabsolu. »
14) Perfection
- « Je suis un perfectionniste.
Jaime faire les boulots moi-même. Jy mets mon nom et il faut que ce soit du
bon boulot. »
- « Jai un sens du devoir excessif, je
suis un pointilleux, un perfectionniste. »
- « Jai fait des plans dans ma
maison. Tout était mesuré, larchitecte na rien eu à me dire. »
- « Jai besoin dharmonie, de
perfection. »
- « Je me rends compte quavant je
recherchais un monde figé, statique, mort. »
15) Propreté
- « Je suis très rigoureux avec mon
alimentation, je massure que tout est bien et propre. (...) Ma peau me démange,
cest pire avec la laine. Jaime être propre. Jaime tout ce qui est
propre pour que ça naggrave pas mon problème de peau. »
- « Je me replie sur moi-même. Je suis
de plus en plus obsédé par la propreté. »
- « Je ne fais rien, sauf me laver...
les règles, cest sale. Je me lave souvent les mains. (...) Jai battu tous mes
records de lessive. »
- « Elle sessuie quand on
lembrasse : "tu vas me mettre des boutons", "tu me baves
dessus". »
- « Elle rentre dans la salle de bains,
elle se lave pendant des heures, on ne peut plus len faire sortir. »
16) Race/Origines
- « Je ne peux pas supporter les idiots
ni les fous. Jai des standards très élevés sur la façon dont les gens devraient
être. (...) Mon passe-temps, cest la généalogie. Doù je viens, pourquoi
nous sommes différents de autres. »
- « Nous, chez ma mère, on a fait une
race toute pure, saine, équilibrée. Des Louis, des Marie-Antoinette, on les a tous dans
la famille. Si on est dune race pure, on se renouvellera sans quil y ait le
sida. »
- Bien que pris dans un cadre clinique, ces
propos illustrent, sil en était besoin, de quelle énergie procèdent les
« théories » sur linégalité des races7 et à quoi elles mènent...
17) Diable/Démon
- « Tout au fond de moi je suis
responsable et je fais attention, mais jai un côté démoniaque. »
- « Quand je suis en colère, je suis
une furie, Satan. (...) Mes parents étaient très religieux. Ma mère était la bonne du
curé, fausse et méchante, Dieu et le Diable. »
- « Jai peur que le Diable soit en
moi, quil me manipule... comme sil voulait me posséder. »
- « Le démon sortait par moi.
Vous avez toujours dit quil y avait le diable dans notre famille.
Jai eu limpression dévacuer le diable.
Jai fait un grand soupir et le diable est parti. »
18) Pouvoirs surnaturels
- « Parfois jai un phénomène de
déjà-vu, ou si les gens me disent quelque chose, jai limpression que je le
savais déjà. »
- « Jétais sûr que le pont
allait se casser la gueule... jétais frustré quil ne tombe pas alors que je
lavais prévu. »
- « Petite, je croyais pouvoir obtenir
des choses par magie. »
- « Javais limpression de
communiquer mon don au curé, en sortant de léglise, davoir illuminé le
curé. Je leur communiquai la puissance que jai pour le monde, ils lui ont porté
cette force à lhôpital et peut-être maintenant il est guéri. »
19) Dualité
- « Je suis soumis à la loi du tout ou
rien. »
- « Jai un conflit entre des
parties de moi : par exemple je suis bisexuel, avec impossibilité dopter pour
lun ou lautre. (...) Je suis indécis... (après demande de précision sur ce
qui le gêne, ce sont "les choix binaires, blanc ou noir"). »
- « Jai limpression
quil y a le bien et le mal en moi, et partout. »
- « Je travaille à fond ou je ne fais
rien. »
- « Je suis un solitaire, un Jekyll and
Hyde, comme deux personnalités en une. »
Comme on lavait déjà
constaté pour Plutonium, on retrouve dans la symptomatologie dAndroctonus
de nombreux aspects essentiels du symbolisme du Scorpion. Il est donc logique quà
la pulsion destructrice lanalité des psychanalystes corresponde une
thématique sexuelle importante.
20) Apparence/image
- « Je suis dans le paraître. »
- « Jai peur de la folie, de la
mort, de vieillir... mon image, cest très important. »
- « Il se livre très facilement : à
certains moments, il en devient presquexhibitionniste. »
- « Jaurais aimé être
actrice. »
Cest ici que se trouve
lillustration dAppolyon, lange de labîme, le roi des sauterelles
dont parle Saint Jean !
21) Séduction
- « Jai toujours besoin de
séduire, et de dominer les femmes » (fait le geste de leur "mettre une
claque"). Jai vécu en communauté pendant cinq ans. Mes amies avaient toujours
quelqu'un dautre. Je les séduisais. »
- « "Quest-ce que représente
le sexe pour vous ?" : "Un instrument de pouvoir, qui permet dêtre
admiré. Un moyen de séduire, de conquête, de défis". (...) Je veux toujours
plaire, me faire aimer. »
22) Sexualité/Erotisme
- « Le sexe est un problème à la
maison. Jai un très fort désir sexuel, ma femme non. On ne sentend plus
depuis des années. »
- « Jai des pensées
obsessionnelles de sexe avec une collègue : elle me tourne autour... Jai pu sauter
une (autre) collègue. Jai des doutes quant à ma virilité. (...) Jai peur du
Sida (ne met pas de préservatif). (...) Jai du désintérêt pour les autres
femmes, même si jai des érections satisfaisantes. Je suis une véritable usine à
fantasmes, mais jai peur de léchec (sexuel). Jai besoin dêtre
rassuré en permanence. Jai besoin de baiser pour me rassurer.
- Je ne vais pas bien : je nai plus de
désir sexuel. Quand je réussis à faire lamour, cest une marque de pouvoir,
de puissance. Jai toujours mon anxiété centrée autour de la quéquette. Jen
arrive à éjaculer sans érection ».
Après le remède : « Je me sens très bien sexuellement avec ma femme et mon
amie ; jai un pouvoir sur elle, je pourrais la tuer, elle serait daccord...
cest pas normal, il faudrait quelle se soigne, que je vous lenvoie.
Jai confiance en moi sexuellement, je prends la vie plus simplement, je me sens
pacifié. »
- « Depuis ma grossesse, je nai plus eu
de rapports. Avant notre mariage, cétait jusque 10 fois par nuit. (...) Tout
marchait sexuellement tant que cétait interdit. »
Plutôt que damour, la sexualité
saccompagne ici de pouvoir, de violence, dangoisse. Nous sommes loin de la
danse nuptiale des scorpions !
23) Peurs
- Peur comme si quelque chose de terrible
pouvait survenir
- Submergé de terreur, de panique et de peur,
comme une attaque psychique
- Peur intense mais très soudaine,
extrêmement puissante et très bouleversante
- Frappée de panique avec ses patients
- Peur dêtre attaqué dans la rue
- Absolument terrifiée par un chien dans la
rue
- Peur dêtre agressé la nuit
- Peur quand il est couché au lit avant de
sendormir, peur de ne pas sendormir
- Remplie de peur en conduisant et évitant
cela à tout prix
- Peur des accidents, peur que le train
déraille
- Peur de tuer quelquun, de ne pas
dominer sa violence, de la violence dautrui
- Peur des serpents, des chiens
- Peur de parler en public
- Peur de limprévu, de léchec
sexuel, de la folie, de vieillir, du sida, de la mort, de mourir chez ses parents.
24) Honte
- Honte de trop parler
- Honte de son corps
- Honte de ne pas arriver à écrire
correctement
- Honte de ses cafouillages sexuels
- Honte de ses actes.
25) Pierres/Tunnels/Grottes
- « Jai fait de lescalade à
mains nues sur un mur de 25 mètres : cétait comme grimper ma vie, et quel pied le
contact avec le rocher. »
- Désir dêtre au dehors dans la
campagne, intense désir dêtre sur les rochers.
- Désir de ressentir les rochers, de passer
la main sous les rochers, de ramper entre (ou sous) les rochers.
- « Si tu es dans une grotte, enfermée
avec tes parents... »
- « Il travaille dans la jungle,
creusant un tunnel à lexplosif. »
26) Musique et danse
- « Très sensible à la musique. Durant
une déprime, presque toutes les sortes de musique pouvaient me sortir de là. »
- « Dansait toute la nuit avec
frénésie, ne pouvait pas rester en place, et était frustré quand la musique
sarrêtait. »
- « Jaimerais sortir de mon corps,
me voir. Jessaye de sortir de mon corps en mettant de la musique, de purifier mon
âme ».
- « Elle adore la danse, dansant toute
seule à la moindre note. »
- « La musique, cest très
important, ça maintient de la douceur... Quand je danse, joublie les techniques,
jai du mal à maîtriser, je suis à contretemps, jai du mal à attraper le
tempo ».
Un symptôme caractéristique
de Tarentula, laraignée qui se trouve être à la fois la proie et le
prédateur principal dAndroctonus.
AUTRES
SYMPTOMES
Rêves
- Violence : quelle se bat avec quelquun à coups de poings et de
pieds ; que son beau-père la frappe ; dhommes à tête coupée ; de
chien coupé en deux ; de carnage ; daccident.
- Meurtre : quelle a tué un bébé ; quelle voulait tuer la
fille de sa belle-sur ; quune fille de sa classe est condamnée à mort
car elle nest pas sérieuse ; quelle a tué son grand-père en lui
plantant une aiguille à tricoter à travers ses deux yeux tandis quil dormait.
- Maladie : quelle a une maladie grave.
- Animaux : daraignées ; quune araignée lui court
après ; dun grand taureau enfermé dans la cuisine (le signe du Taureau est
opposé et complémentaire à celui du Scorpion).
- Eau : de beaucoup dinondations, dafflux deau.
- Erotiques : de membres de la famille apparaissant nus.
- Urine : quelle surine dessus sans sen rendre compte.
- Toilettes : quon la voit de lextérieur dans un W.C.
- Argent : quelle ramasse dénormes pièces dargent.
Vertige
- Aggravé à 18 heures
- Accompagné de nausées
- Sensation de tête légère, flottante,
oscillante
Tête
- Douleur à locciput gauche
- Douleur au vertex et au front
- Céphalée alternant avec nausée
Visage
Yeux
- Aversion pour la lumière
- Yeux pleins deau
yeux secs
- Yeux cuisants
- Paupières collées
Nez
- Coryza fluent
- Nez congestionné
- Ecoulement < dans une pièce chaude,
mieux en plein air, jaune orangé
Estomac
Bouche
- Sèche
salive abondante
- Ulcère à la joue droite
Gorge
- Devait avaler continuellement, un morceau
dans la gorge, sans désir davaler
- Sèche
- Catarrhe
Vessie
Urine orange-rosé
Génital homme
- Augmentation de la puissance sexuelle et du
désir
- Désir sexuel en présence de toute femme
- Il sentait quil allait exploser avec
la sexualité
- Se masturbait fréquemment
- Rêves intensément érotiques
- Orgasme intense
Génital femme
- Extrêmement passionnée
- Désir augmenté, même après la relation
sexuelle
- Se sentait amoureuse dune façon
bêtement sentimentale : comme si ivre
- Se sentait sexuellement en éveil toute la
journée
- Durant la relation sexuelle, désir et
sensations sexuelles extrêmement intenses
- Désir sexuel augmenté de façon purement
physique, irritation des parties génitales. Le désir revient aussitôt après le rapport
Dos
- Point de pulsation situé profondément
entre le haut des omoplates
- Douleur suraiguë sur le bord supérieur et
médian de lomoplate gauche
- Douleur entre les deux omoplates, sétendant vers le bas de la colonne
- Douleur dans le dos comme un couteau entre
les omoplates (symptôme à
rapprocher du « coup de poignard dans le dos », utilisé par la propagande
nazie pour désigner les Alliés, les Communistes et les Juifs)
- Douleur dans la région lombaire du côté
gauche, sétendant vers le bas et la jambe
- Douleur suraiguë dans la région
lombo-sacrée sétendant à la cuisse et au dos, < allongé, > en changeant
constamment de position, > plié en deux
- Douleur sourde dans le sacrum
- Douleur suraiguë dans la région lombaire,
< assis ou en commençant à bouger, irradiant aux côtés, au pelvis, au
diaphragme ; pas de position confortable
Extrémités
- Jambes et hanches lourds comme du plomb,
difficulté à marcher
- Genoux et chevilles comme de la gelée, à
rapprocher de la charge énorme que le scorpion peut porter
- Oedème des pieds
Couleur orange
- Rêve de mur orange
- Ne supporte pas la couleur orange
- Ecoulement nasal orange
- Vomissement rouge-orange
- Urine rose-orange
- < jus dorange
Dictionnaire des Symboles
: « entre lor céleste et le gueules (noir) chtonien, cette couleur
symbolise tout dabord le point déquilibre de lesprit et de la libido.
Mais que cet équilibre tende à se rompre dan un sens ou dans lautre, et elle
devient alors la révélation de lamour divin ou lemblème de la
luxure. » Ajoutons que la couleur orange est celle de la lave sortant du volcan.
Autres symptômes
- aime lorage
- amélioré à la mer
- amélioré à lair frais
- aggravé au crépuscule/à 18h
HYPOTHESE
Parce que souvent, mais non
exclusivement, son enfance a été un enfer et cest pendant lenfance
que lâme séveille et se forme Androctonus na pu croire
quil était issu de Dieu-Lumière, de Dieu-Amour, de Dieu-Eternité. Il a cru que
depuis toujours il était loublié, lexclu, le « laissé pour
compte » de la Création, doù sa quête didentité. Or comme Dieu est
parfait et que sa Création ne peut que lêtre aussi, il a cru quil y avait
une autre source, un autre absolu à linverse de lAbsolu, fait de ténèbres,
de haine et destruction. Il la pris non pour lUnique, mais pour
ladversaire de lUnique, Satan. Ainsi le principe de dualité sest
trouvé porté à son paroxysme : Androctonus fuit la lumière sous les
pierres et dans les grottes, il fuit lamour dans une sexualité violente, perverse,
pulsionnelle, il fuit la Création en en détruisant les fruits.
Androctonus nous
rappelle que ce principe, symbolisé par le signe astrologique du Scorpion, et en tant que
tel huitième partie du Tout, est consubstantiel à la Création, et que par conséquent
il est susceptible de se manifester à tout moment et en tout lieu. Cest la raison
pour laquelle, aujourdhui plus que jamais8, Androctonus
doit pouvoir jouer, à égale distance de Plutonium et de Tarentula, un
rôle de tout premier plan.
CAS CLINIQUE
PRESENTE PAR LE DR MICHEL ZALA
"Jaurais pu être un SS et commettre des atrocités"...
10 avril 1990-06
février 1991
Marc, 32 ans (né le
03/01/58), consulte pour « dépression cyclique, améliorée au soleil ».
Inspecteur de police,
cest un homme daction (en 1995, il sera récusé, pour raison dâge, par
le G.I.G.N.). Il me faudra six ans de traque pour débusquer un "bon" remède.
Antécédents :
- mère « hypochondriaque » et dépressive pendant la grossesse,
sinon RAS dans la famille
- dans lenfance, « peur de ne pas sendormir »... sous Théralène®-Gardénal®
plusieurs années
- scarlatine à 12 ans (1970)
- service militaire en Afrique (1979-80) :
. vaccins
DTTAB, choléra, antiamarile
. chancre
mou traité par Pénicilline haute dose, puis éruption (supprimée par pluralisme)
.
déclenchement des premières crises dangoisse.
Entretien :
- « jaime bien lorage et
le déchaînement des éléments naturels ; à la mer, je redors »
- « jai besoin de soleil, mais je ne supporte plus la chaleur de
lété... je revis quand il fait frais le soir »
- « je suis triste au crépuscule » (pendant mes phases de dépression, en
automne et en hiver)
- « quand jai faim, je suis très irritable », alimentation = RAS
- « jai toujours eu peur de parler en public »
- « jai peur de ne pas pouvoir mendormir ; jai peur de la folie,
de la mort, de vieillir... mon image, cest très important »
- « quand je suis anxieux, ça dégouline sous les aisselles, jai des
éructations et je baille »
- « jai un sens du devoir excessif, je suis un pointilleux, un
perfectionniste »
- « jai tendance à ruminer le passé, je me fais facilement des
reproches »
- « chaque fois que jai une grippe, dans les semaines qui suivent, je
nai plus dangoisse »
- « je fais des rêves de carnage, des rêves érotiques »
- « jai des pensées obsessionnelles de sexe avec une collègue : elle me
tourne autour... je nai pas pu mempêcher den parler à ma femme, je
cherche son absolution ; il faut que je foute tout en lair quand tout va
bien »
- deux hobbies : le sport (marathonien), le théâtre amateur
- marié, deux enfants (fille et garçon)
- fils unique, Marc a « une mère étouffante : elle ma hyperprotégé, avec
un père inexistant ».
Marc est mince et vif, comme
beaucoup de marathoniens.
Il se livre très facilement : à certains moments, il en devient
presquexhibitionniste.
Examen clinique normal, biologie normale (bilan Sécu).
Marc reçoit successivement :
Aurum metallicum XM K, Platina XM K, Fluoric acid. XM K... sans résultat probant.
En parallèle, il
« carbure sous Stilnox® et Lysanxia® ».
02 juillet 1991-05
mars 1993
« Jai pu sauter
une (autre) collègue. Jai des doutes quant à ma virilité ».
« Jai peur du Sida (ne met pas de préservatif). Toujours peur devant un
auditoire ».
« Jai du désintérêt pour les autres femmes, même si jai des
érections satisfaisantes. Je suis une véritable usine à fantasmes, mais jai peur
de léchec (sexuel). »
- (moi) « Quelle est votre position par rapport aux principes moraux ? »
« La morale, je men fous ».
Prescriptions :
Thuya occidentalis XM K, puis
Carcinosinum 200 K à XM K.
28 juillet 1993-20
octobre 1993
« Je me replie sur
moi-même. Je suis de plus en plus obsédé par la propreté ».
« Jai besoin dêtre rassuré en permanence. Jai besoin de
baiser pour me rassurer ».
« Je ne vais pas bien : je nai plus de désir sexuel ».
- (moi) « Quest-ce que représente le sexe pour vous ? »
- « Un instrument de pouvoir, qui permet dêtre admiré. Un moyen de séduire,
de conquête, de défis. Jai besoin dharmonie, de perfection ».
Lycopodium 200 K, puis XM K.
Ensuite, essai de Mercurius 200 K, une dose.
24 janvier-17
septembre 1994
« On navance pas.
Il y a des choses dont je nai jamais pensé à vous parler :
- je suis sadique, je nai aucune pitié quand je vois des gens en détresse. Je
frappe mes enfants sils nobéissent pas
- je suis indécis... (après demande de précision sur ce qui le gêne, ce sont "les
choix binaires, blanc ou noir")
- jai toujours vécu en rêve, fantasmant quil ny ait aucun problème à
surmonter
- depuis ladolescence, je fantasme que je sauve des gens, que je leur donne le goût
de vivre... cest une manière de me valoriser à mes propres yeux ».
Anacardium orientale 200 K ;
puis XM K, les 14 mars et 17 septembre (une dose).
22 novembre 1994-16
janvier 1995
« Ce nest pas ça,
vos doses agissent environ un mois. Je suis toujours centré sur le sexe, je me pourris la
vie avec des craintes, lune après lautre ».
« Jai besoin de risque, on ne peut pas rester figé ».
« Jai honte de mes cafouillages sexuels ».
« Dans mes rêves, je men sors toujours ».
Argentum nitricum 200 K, puis
Syphilinum XM K (une dose). Refus daller voir un confrère.
13 mars 1995
Aucun changement, et même
pire.
« Je me traîne, je nai dintérêt à rien, même plus de désir
sexuel... ça me laisse froid. Je veux toujours plaire, me faire aimer. Je livre tout (à
ma femme) pour me faire pardonner ».
« Quand je réussis à faire lamour, cest une marque de pouvoir, de
puissance ».
« Jaime bien transgresser linterdit : avant dêtre flic, je
grillais tous les feux. Jai fait flic pour avoir la possibilité dêtre
indiscipliné ».
« La loi, cest ce que je crois être juste ».
« Si on me résiste, je serais capable de tuer : jaurais pu être un SS, et
commettre des atrocités. Je prends plaisir à voir limpact que jai sur ma
fille Marine, quand elle pleure par suite de mes mots ».
« En même temps, jai soif dabsolu ».
Prescription :
- ne plus parler à sa femme de ses
"exploits" extra-conjugaux (elle supporte fort mal)... cest aussi
lavis du sexologue que Marc a consulté.
- sur le thème de linterdit, Plumbum metallicum XM K, une dose.
06 juin 1995
Aucune amélioration.
« Jai toujours mon anxiété centrée autour de la quéquette. Jen
arrive à éjaculer sans érection ».
Agnus castus 200 K, une dose
(excitation sexuelle + transgression de linterdit... cf. travaux de Bernard Vial et
Marc Brunson). Répétition dAgnus castus 200K, le 07 août, pour fatigue.
07 novembre 1995
Idem. « Je suis un
pessimiste jubilatoire. Je nai plus denvie sexuelle, ni denvie de
séduire ».
« Dominique, ma copine, je suis presquun dieu pour elle, cest
magnifique ».
Idées violentes sans remords + mal au crépuscule + importance du sexe + sentiment de
toute puissance + échec dun certain nombre de remèdes +...
Androctonus amoreuxii hebraeus
200 K, une dose.
Évolution ultérieure
20 décembre 1995 :
. « au bout de huit jours, je me suis
senti bien et jai pensé : cest "le bon" remède ; jai
fait une grippe, et ensuite plus dangoisse (comme dhabitude) »
. difficile de faire la part des choses : pas de prescription
31 janvier 1996 :
. « je me sens très bien sexuellement
avec ma femme et mon amie ; jai un pouvoir sur elle, je pourrais la tuer, elle
serait daccord... cest pas normal, il faudrait quelle se soigne, que je
vous lenvoie »
. « jai du mal à me situer »
. Androctonus amoreuxii hebraeus XM K, une dose
19 mars 1996 :
. « jai confiance en moi
sexuellement, je prends la vie plus simplement, je me sens pacifié »
. placebo
06 septembre 1996 :
. sa femme, revue la veille, le trouve
(enfin) bien dans sa peau
. « je reviens car pendant les vacances, jai eu quelques jours de diarrhée
(après questions)... je mangeais beaucoup de melons-concombres, jallais me baigner
juste après avoir fait du jogging et bien transpiré, en pleine digestion »...
jexplique la "maltraitance" du colon
. « ma femme a remarqué que jétais beaucoup plus patient et gentil avec les
enfants ; si je fais pleurer Marine (fille), ça me fait mal » (Marc ne se souvient
même plus quil y prenait plaisir)
. placebo, une dose.
- Australis signifie austral, c.a.d. du sud, et non « dAustralie » (!)
comme on le trouve dans les nomenclatures.
- « Ce travail devait être lu au Congrès de Berlin mais, par suite de
circonstances qui nont pas dépendu de lui, il na pas été donné au Dr Azam
de présenter son intéressant ouvrage, qui a dailleurs paru depuis dans les Actes
de ce Congrès », nous explique une note de la revue Homéopathie française.
Compte tenu des circonstances qui prévalaient en Allemagne à cette époque, cette note,
au demeurant peu explicite sur les raisons qui ont empêché le Dr Azam de présenter son
étude, donne à réfléchir sur ce qui a pu motiver cet empêchement et, ce faisant,
ouvre déjà une piste possible concernant lesprit du remède.
DL50 = dose létale 50 % correspondant à la quantité de venin nécessaire pour tuer 50
% des animaux dexpérience.
Ce nest quen 1930 que Pluton est venu partager avec Mars la maîtrise du
signe.
Apocalypse = révélation
A chaque évangéliste est attribué un signe fixe : à Jean le Scorpion, à Luc le
Taureau, à Marc le Lion et à Matthieu le Verseau. La même symbolique des signes fixes
se retrouve en 5,7 de lApocalypse de Jean : le lion est le Lion, le veau
est le Taureau, lhomme est le Verseau et laigle est le Scorpion (Jean est
surnommé lAigle de Patmos).
Place au rêve : imaginons un court instant que le Dr Azam dAlger ait eu la
possibilité de faire son intervention à propos de Buthus australis au Congrès
dHoméopathie de Berlin de 1938, imaginons quun médecin allemand ait eu
lidée et lopportunité de prescrire le remède à celui qui
détenait alors le pouvoir absolu. La face du monde en eût peut être été changée...
A titre indicatif, Marc Dutroux est né à Bruxelles le 6 novembre 1956 à 7h35 :
il est donc « Scorpion Ascendant Scorpion ». In cauda venenum.
Didier Lustig - Novembre
1996 |
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